Ménon, Jean-François
Biographie
Il reçut un secours de dix francs à l’Hôtel de ville. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Jean-François Ménon travaille chez moi depuis quatorze ans et qu’il s’est comporté honnêtement. J’atteste aussi qu’il a combattu pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et qu’il s’est exposé au péril de sa vie pour défendre l’intérêt de sa patrie. » Signé, le 13 août 1830 : Hennon, jeune, fabricant de bas (pas sûr), demeurant 3, enclos Saint-Jean-de-Latran. Suivait la signature de la veuve Verheydene, demeurant 27, rue des Carmes. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le ci-dessus dénommé a été toute la journée du 28 juillet à se battre contre les troupes de la place de Grève. » Signé : Lautou, marchand de vin, demeurant 6, rue du Chevet-Saint-Landry. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Jean-François Ménon s’est battu avec une intrépidité sans exemple en face le pont d’Arcole. » Signé : Nellé fils, ébéniste, demeurant 4, rue de la Colombe. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que Jean-François Ménon, porteur du présent certificat, était présent le mercredi 28 juillet au combat qui eut lieu sur le pont d’Arcole et que sa conduite dans une circonstance aussi périlleuse est digne de la plus haute considération. » Signé : Récopé, Charles, limonadier, demeurant 23, quai de la Cité. Suivait l’apostille suivante : « Approuvé le certificat ci-dessus, ayant vu M. Ménon avec nous en face le pont de la Grève, se battre avec courage jusqu’au soir 28 juillet. » Signé : Mallessaigne, sergent de la garde nationale, demeurant 21, quai de la Cité. Ménon déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, dans lequel il faisait état des certificats ci-dessus reproduits. Il demeurait 27, rue des Carmes en 1831. Archives de la préfecture de police AA 402.