Mercier, Benoît
Biographie
Né le 21 août 1770 à Lyon (Rhône). Elève en 1789 de l’Ecole royale des orphelins militaires, caserné aux Célestins, il fut un des vainqueurs de la Bastille mais, obligé de rentrer de suite au quartier, il ne put aller avec les autres se faire inscrire dans les listes de vainqueurs de la Bastille. Militaire de 1793 à 1814. Il combattit aux barricades de Juillet et fut blessé. Ouvrier teinturier en 1839. En 1839, il était dans une « affreuse misère », devait deux termes de son loyer et sollicita un secours et la pension des vainqueurs de la Bastille. Le préfet de police donna sur lui comme renseignement qu’il était marié à une blanchisseuse, que lui ne pouvait plus travailler et ajoutait : « Cette famille, qui jouit d’ailleurs d’une bonne réputation, est réellement dans la misère et paraît mériter intérêt. » Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1839, de cinquante francs en 1840 et de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, il était homme de peine, avait un enfant de onze ans à sa charge et était secouru par le bureau de bienfaisance ; il reçut pour cette année un secours de vingt-cinq francs. En 1843, les mêmes sources administratives indiquaient qu’il avait deux enfants à charge et ajoutaient : « Ce vieillard, qui est souvent sans occupation, est dans une misère profonde. On n’a rien appris de défavorable sur son compte. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843, un de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1844, un de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1845, et un de quarante francs en 1846. Il demeurait 33, rue des Deux-Ponts en 1830-1832 ; 19, rue de l’Île-Saint-Louis en 1839 ; 5, rue des Deux-Ponts en 1842 ; 3, rue de l’Etoile à l’Arsenal de 1840 à 1843 ; 25, rue de Jouy en 1844-1845. Archives nationales F/1dIII/32/5 ; Archives nationales F/1dIII/66.