Mermé, Maurice, Martin, Alexis
Biographie
Né vers 1802 à Saint-Laurent-de-la-Côte (Savoie). Garçon marchand de vins depuis 1817 environ chez Pestel, négociant 26, rue Vieille-du-Temple. Il s’illustra rue Saint-Antoine et l’Hôtel de ville. Le 10 décembre 1830, il avait envoyé une lettre au préfet de la Seine, pour obtenir un emploi dans les octrois de Paris ou tout autre administration ; il expliquait qu’il était à la veille de perdre son emploi et se trouvait, sans parents ni amis et à deux cents lieues de son pays. Sa lettre était revêtue de l’apostille suivante : « Les soussignés se font un véritable plaisir de certifier que le pétitionnaire est digne de tout l’intérêt du gouvernement et qu’il mérite sa protection particulière, tant à cause de sa vie privée qui est au-dessus de tout éloge que par ses opinions et son dévouement au roi et à son auguste famille. Les soussignés se font un devoir d’attester qu’il a été un des premiers à prendre les armes lors des troubles de Juillet, que pendant huit jours ils l’ont vu au nombre des libérateurs de la France. » Signé : Rossignol, demeurant 26, rue Vieille-du-Temple. Suivaient les signatures de : illisible, demeurant 26, rue Vieille-du-Temple ; Ferté illisible ; Berthier frères ; Bompierre ; Schmitt, demeurant 26, rue des Ecouffes ; Menager, demeurant 35, rue Saint-André-des-Arts ; illisible, demeurant 9, rue des Lions-Saint-Paul ; Gerbaud ; Jacquinot ; Houel. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi dans les octrois. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 26, rue Vieille-du-Temple en 1830 ; 4, place du Louvre en 1831. Archives de la préfecture de police AA 402.