Merlin, Marius, César, Auguste, Romain

Biographie


Né à Voiron (Isère). Cinq ans sergent-major dans la garde impériale, deux fois blessé dont une fois gravement, il participa à la campagne de 1814 en Russie et de 1815 en France. Employé en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il signa, le 7 septembre 1830 et comme « ex-sergent-major de l’ex-garde impériale », le certificat suivant en faveur de Terrat, Jacques et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Terrat, Jacques, artiste chimiste, demeurant rue du Marché-Palu n° 22, faisant aujourd’hui partie de la IXe légion, 2e bataillon, 2e compagnie de la garde nationale, n’a cessé de donner, pendant la journée du 28 juillet dernier à la place de Grève, les preuves du plus grand patriotisme en combattant avec l’acharnement le plus terrible les ennemis de la patrie. Certifions en outre que la bonne conduite et l’intelligence qu’il a démontrées en cette circonstance lui méritent à tous égards la confiance et les éloges dignes de son dévouement à la cause de notre liberté. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut durant dix ans inspecteur aux hôtels garnis et dix-huit ans commissaire de police, dont à La Souterraine (Creuse). Il fut décoré de la médaille pour son dévouement pendant l’épidémie de choléra qui sévit à Tourcoing (Nord) en 1849. En 1857, « dénué de ressources, végétant dans un garni où il y a cent soixante locataires, sans pain, sans la plus petite ressource pour échapper aux rigueurs criantes de la faim », il sollicita auprès du ministre de l’Intérieur son admission à l’hospice de La Rochefoucault ou ailleurs ; le 7 juillet de la même année, il réitéra sa demande, la présentant comme de plus en plus pressante parce que « je serai, écrivait-il, dans trois jours, sans asile et suis, pour le moment, sans pain, sans argent. Dénué de tout ». Il continuait ainsi : « Voilà la position d’un ancien sergent-major de la garde impériale (du Ier Empire). Le laisserez-vous mourir de faim ? Venez à mon secours, monsieur le ministre. Empêchez un acte de désespoir, il en est encore temps. Par votre approbation du 31 mai à l’arrêté préfectoral de la Creuse, vous avez destitué ce vieux vétéran des armées impériales. Je respecte votre décision. Elle a du reste été provoquée par des rapports successifs et erronés d’un maire irascible, méchant, qui a procuré le même sort à deux de mes prédécesseurs, MM. Dufaure et Moinot. Si Je pouvais obtenir la faveur que je sollicite de vous, je vous en conserverais une indicible reconnaissance. Daignez vous faire mettre sous les yeux mon dossier. Vous verrez qu’à Armentières et à Tourcoing (Nord) j’ai mérité les notes les plus favorables. Comment alors se ferait-il que j’ai considérablement dégénéré en considération comme en travail. » Il reçut soixante francs de secours en 1857. Il demeurait 21, rue Basse-des-Ursins en 1830-1831 ; dans un garni du 9, rue de la Bûcherie, en 1857. Consulter le Moniteur du 1er janvier 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le seul nom de Merlin) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le seul nom de Merlin) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs (sous le seul nom de Merlin) ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Terrat, Jacques.

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