Michalet, Guillaume, Martin

Biographie


Né le 11 novembre 1767 à Bourgoin (Isère). Propriétaire (mais brodeur dans ses dépostions devant le juge de paix et devant le maire du (ancien) IVe arrondissement in Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Langolff, George). Le mari et la femme, née Malmberg, Rosalie, Louise, Marie, occupaient, en juillet 1830, le local maçonnique 45-47, rue de Grenelle-Sant-Honoré. Ils y établirent une ambulance où furent soignés plus de deux cents blessés, en quinze jours. Le National, 2 août 1830 relate à son sujet (sous le nom de Michalez) : « Nous ne pouvons passer sous silence la noble conduite du citoyen Michalez, brodeur sur or. On a vu ce respectable vieillard, quoique blessé par une balle royale, qu’il avait reçue à la tête, ouvrir dans le moment le plus fort de la mêlée, le local où tous les francs-maçons se réunissent, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Ce vaste établissement, dont il est le principal locataire, a été de grande utilité aux malheureux blessés ; ce digne citoyen, pendant ces cinq jours, après avoir fait sa tournée, allait lui-même à la halle acheter les provisions si nécessaires en de semblables circonstances. La patrie n’est pas ingrate, elle sera reconnaissante d’une si belle conduite. » On trouve dans l’Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de lambulance et soumis à lautorité municipale, la relation suivante de la conduite des époux Michalet : « M. Michalet […] rendit les plus grands services en disposant la belle salle de Tivoli d’hiver pour recevoir les blessés et leur faire passer la nuit à couvert. Plus de cent cinquante blessés ont été reçus et soignés dans cette ambulance. […] Le surlendemain, 31 juillet, M. Michalet a distribué des soupes grasses, du bouilli, du pain et du vin aux blessés et aux ouvriers sans ouvrage. J’ai moi-même fait et posé dans tout le quartier des affiches pour annoncer cette distribution, qui fut continuée pendant six jours, et qui doit lui avoir, avec les frais de l’ambulance, causé une dépense d’au moins quatre cents francs. Cette distribution a été faite avec tous les égards dus à des hommes qui se sont conduits d’une manière si glorieuse et si honorable : des tables ont été dressées, des sièges donnés, et tout s’est passé convenablement. […] Mme Michalet, […] après s’être exposée aux balles, pour se rendre à la cour des Fontaines, où elle demeure, à son autre local, a constamment, pendant trente-six heures, pansé et soigné les blessés, et n’a, pour ainsi dire, pris aucun repos tant qu’il en est resté chez elle. Nous avons appris qu’elle leur a ensuite porté et qu’elle leur porte encore des bouillons et des rafraîchissements dans les hospices où ils se trouvent. » Le docteur Gendrin fit le rapport suivant sur l’activité de l’ambulance au commissaire de police du quartier de la Banque de France, qui le lui avait demandé : « Le 29 juillet au matin, comme tout annonçait qu’il y aurait dans la journée une affaire sérieuse dans le quartier du Palais-Royal, j’ai résolu d’établir une ambulance destinée à donner les premiers secours aux blessés. La salle du Tivoli d’hiver, rue de Grenelle-Saint-Honoré, présentait un local convenable pour cette destination. Le citoyen Michalet, qui en est propriétaire, l’a mise à ma disposition. Elle a été immédiatement mise en communication au moyen de la réouverture d’une ancienne porte avec la cour de la maison que j’habite, laquelle offrait toutes les facilités désirables pour le pansement des blessés qui étaient ensuite déposés dans la salle du Tivoli ou rendus à leurs familles. Un écriteau indiquant l’établissement de l’ambulance a été placardé dans tout le quartier. Au moment des combats, on a été informés que les soldats qui tombaient blessés restaient sans secours sur place, soit parce que l’on mettait de la négligence à les relever soit parce que les régiments engagés se trouvaient séparés de leurs ambulances. Cette circonstance, malheureuse puisque tout homme blessé doit être également secouru quelle que soit la cause pour laquelle il combat, montrait la nécessité de trouver des infirmiers assez courageux pour aller recueillir les blessés au milieu des combattants. Il a suffi pour trouver ces hommes dévoués de signaler ce devoir à remplir aux braves désarmés ou manquant de munitions, qui circulaient continuellement dans les rues. J’ai inutilement tenté de connaître les noms de ces hommes courageux, tous se sont refusés à les donner. Je suis réduit à n’en citer qu’un seul qui s’est souvent chargé de diriger les autres, avec une intrépidité au-dessus de tout éloge, c’est le nommé Goujon (voir Goujon, Charles, Marie), lunetier, ancien sergent d’artillerie de marine, demeurant rue Pastourel n° 8 à Paris. L’ambulance établie à la halle de Tivoli d’hiver est bientôt devenue le centre de réunion de tous les blessés provenant de la rue du Coq, de la rue Saint-Honoré, de la place du Palais-Royal. On y a apporté le plus grand nombre de ces blessés avant qu’ils n’aient reçu aucun soin. Quelques-uns y ont été apportés après avoir été pansés rapidement dans des allées ou des cours voisines du lieu où ils avaient été atteints. J’ai eu le bonheur d’être secondé par les docteurs Brunet (voir Brunet, Léonard), rue du Boulois n° 12 et Dubois (voir Dubois, Paul, Louis, Jean-Baptiste), hôtel des Fermes, qui se sont empressés de se livrer avec dévouement à secourir avec moi ces blessés. Le mouvement total de l’ambulance a été pendant toute la journée du 29 et la nuit suivante de cent quatre-vingt-dix blessés, dont une grande partie ont été immédiatement conduits à leurs domiciles ou dirigés dans les hôpitaux, après avoir été pansés, tant qu’il a été possible de trouver des hommes pour les y transporter et aussitôt que le passage des ponts a été libre. Les occupations que me donnaient les pansements continuels ne m’ont pas permis, ainsi qu’à mes collègues, de faire recueillir les noms de ces blessés qui n’ont séjourné que très peu de temps à l’ambulance. Le 29 au soir, on a procédé à un deuxième pansement des blessés restés à l’ambulance, qui pouvaient exiger soit de graves opérations soit l’application d’appareils compliqués. C’est alors que j’ai fait dresser la liste nominative des blessés que je joins à ce rapport. Les blessures ont été généralement très graves. Elles ont presque toutes été faites par la mousqueterie à une faible distance car dans les dix-neuf vingtièmes cas les parties touchées étaient percées de part en part sans déviation des projectiles. Les blessures des citoyens ont été généralement plus graves que celles des militaires, cela dépendait de ce que ces derniers chargeaient mieux leurs armes et tiraient peut-être aussi de plus près. Beaucoup de citoyens tiraient avec deux balles comme l’attesteraient les doubles plaies faites du même coup, toutes ces blessures étaient légères. Quelques-uns se sont servis de cartouches et plombs de chasse sur lesquels ils ajoutaient une balle. Nous avons reçu des blessures produites par des coups ainsi tirés, le trou de la balle était entouré de grains de plomb. Ces plaies ont été peu graves, là encore le tir a été affaibli. Nous n’avons eu qu’un seul blessé par le canon. C’était un vieillard, de son état peintre en bâtiment, qui avait la jambe gauche emportée par un boulet. Nous n’avons reçu que quatre blessés à l’arme blanche, toutes ces blessures avaient été faites par la baïonnette sur des militaires, trois de ces soldats étaient des Suisses blessés au Louvre. Sur les quarante-deux blessés dont la liste est jointe, douze sont morts dans la nuit du 29 au 30. Une ambulance ne devant jamais devenir, sans de graves inconvénients, un lieu où l’on conserve des malades, je me suis empressé de faire évacuer les blessés sur les hôpitaux aussitôt que cela a été possible. Cette évacuation a été commencée le 30 à 3 heures du matin, elle était finie à 5 heures. Je l’ai fait effectuer par des hommes de bonne volonté, que j’ai réunis dans la rue et qui se sont acquittés avec zèle de cette pénible tâche. Tous ont refusé de se faire connaître et de recevoir aucun salaire de leur peine. Les blessés militaires ont tous été envoyés à l’hôpital militaire du Gros-Caillou et les blessés citoyens ont été portés soit chez eux pour ceux qui ont déclaré pouvoir y être soigné ou qui ont été réclamés soit dans les hôpitaux de l’Hôtel-Dieu et de la Charité pour ceux qui n’étaient pas dans ces circonstances favorables. Les morts ont été portés à l’église Saint-Eustache, où on a eu soin d’attacher aux cadavres des billets sur lesquels étaient consignés tous les renseignements que l’on avait pu recueillir, soit que les blessés eux-mêmes, quand leur état leur avait permis d’en donner, soit par ceux qui les avaient déposés. M. le colonel Zimmer, auprès duquel j’avais envoyé le 29 au soir [un billet] pour qu’il fît établir un poste à l’ambulance, avait bien voulu me donner un ordre à cette fin mais la confusion était si grande qu’il a été impossible de détourner les hommes de garde de devoirs qu’ils avaient à remplir dans les postes plus importants. Force a donc été de se borner à faire garder l’ambulance par ceux qui y avaient fait la police toute la journée. Parmi ces derniers, je dois citer particulièrement M. Fortin (voir Fortin, Augustin, Télémaque), plumassier rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 47, M. Fleury (voir Fleury, Jacques), concierge de la maison, le nommé Goujon, ex-sergent d’artillerie de marine, que j’ai déjà cité. Les autres citoyens ont refusé de donner leurs noms. Je recommande surtout le nommé Goujon. Ce brave est, à ce qu’il paraît, dans l’indigence, après avoir affronté les plus grands dangers pour accueillir les blessés et n’a cessé de les soigner avec le plus grand zèle, le jour et la nuit. Il a fait depuis partie de la garde nationale envoyée à Rambouillet. Sa demeure est rue Pastourel n° 8. Le citoyen Fleury, concierge de la maison n° 47, est père d’une nombreuse famille, il nous a été du plus grand secours. Cependant il ne voulut accepter aucune indemnité mais il fait partie de la garde nationale, il n’a pas les moyens de s’équiper, il y aurait justice à lui donner un équipement. Je le demande pour prix de ses services auprès des blessés. Tous les habitants du quartier ont rivalisé de zèle en quelques instants nous avons été pourvus en abondance de linge, de charpie, de médicaments, de vin, de hure (?), de bouillon, etc. M. Valette, pharmacien rue de Grenelle-Saint-Honoré, a fourni tous les médicaments qui nous ont été utiles ; il m’a déclaré qu’il ne voulait en recevoir aucun prix et qu’il s’estimait heureux d’avoir ainsi contribué au soulagement des blessés. Je n’ai pas cru qu’en de telles circonstances mes soins dussent se borner à m’occuper des blessés. Il m’a semblé aussi bien important de veiller aux moyens de constater l’état civil des morts. J’ai trouvé le moyen d’y pourvoir en régularisant le dépôt de cadavres fait dans l’église Saint-Eustache. J’ai proposé à cet effet à M. le commissaire de police du quartier Saint-Eustache de faire enlever dans cette église pendant trois jours tous les corps qui y seraient portés et d’y établir un clerc à demeure pour y recueillir tous les renseignements, tant sur ce que présenteraient les cadavres que sur ce que les citoyens qui viendraient visiter les cadavres pourraient faire connaître. M. le commissaire de police s’est acquitté de ces pénibles fonctions avec un zèle qu’on ne peut trop louer. Il a dressé des actes de notoriété pour tous les morts sur lesquels il a recueilli des renseignements suffisants et il a fait successivement inhumer les corps dans les caveaux de Saint-Eustache. J’ai fait connaître ces dispositions, le 29 au soir, à la commission provisoire en obtenant de M. le colonel Zimmer un ordre pour faire cesser les inhumations qui se faisaient avec peu de précautions sur la place des Innocents et pour faire porter tous les morts provenant des combats livrés dans tous les environs à l’église Saint-Eustache. Il est bien à regretter qu’on n’y ait pas transporté tous ceux qu’on a inhumés sur la place du Louvre. Paris, le 6 août 1830 » Après la révolution, les époux Michalet refusèrent le remboursement par l’administration municipale des dépenses occasionnées et ne voulurent accepter que la décoration. Ils reçurent tous les deux la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il comparut, le 15 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Langolff, George « et savoir que le 31 juillet dernier sur la route de Paris à Saint-Cloud et près cette dernière ville le sieur Langolff, armé d’un fusil et d’un sabre a attaqué avec d’autres citoyens un détachement de lanciers de l’ex-garde royale et que dans le combat qui eut lieu entre eux ledit sieur Langolff a reçu sur la tête un coup de sabre et un coup de lance, que dans cet état il a été transporté à Paris à l’ambulance établie rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 45 ». De la même manière, il comparut, le 15 avril 1831, devant le maire du (ancien) IVe arrondissement, pour attester que « Langolff, blessé dans la journée du 29 juillet dernier, marié, père d’un enfant, n’a aucune ressource pécuniaire que son travail, dont le produit est loin de suffire à son existence et à celle de sa famille ». Dans une lettre qu’ils adressèrent à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, en juillet 1831, afin d’obtenir lune récompense honorifique, Guesde, Pierre, Mathieu, Henri (voir ce nom) et Fleury, Jacques (voir ce nom) donnaient les indications suivantes sur la conduite des époux Michalet : « Les sieurs Pierre, Mathieu, Henri Guesde, Jean-Jacques Fleury et Augustin, Télémaque Fortin, tous trois locataires au rez-de-chaussée de la maison sise rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 47, exposent que ce sont bien eux qui, le 29 juillet dernier dès 4 heures du matin, ont établi dans la cour de leur maison et jusque dans leur domicile une ambulance pour y recevoir les blessés, quels qu’ils fussent, des deux précédentes journées et ceux que les événements de la journée qui commençait sous des auspices si sanglants présageaient devoir amener nécessairement, entreprise dans laquelle ils ont été encouragés par les conseils et les lumières de M. le docteur Gendrin, aussi locataire de la même maison, qui lui-même a été assisté dans ses travaux par MM. Brunet, Dubois et Bernard, tous trois aussi médecins. Le nombre des blessés qui arriva dans cette ambulance devint si considérable que les sieurs Guesde, Fleury et Fortin ne virent d’autre moyen que de se servir de la salle de la Redoute, dit le Tivoli d’hiver, dépendant de la maison du n° 45 dans laquelle ils s’introduisirent en fracturant la porte anciennement condamnée qui communique de leur maison à celle n° 45, dont M. et Mme Michalet, qui ont été décorés, sont principaux locataires. Ne demeurant point dans cette maison ce n’est que vers les 3 à 4 heures de l’après-midi que Mme Michalet arriva. Elle fut d’abord surprise de voir que l’on s’était introduit dans son établissement au moyen d’effraction mais, appréciant le cas d’urgence, elle approuva la conduite des soussignés et elle-même s’adjoignit à leurs soins et à toute leur sollicitude pour les blessés. Ce qui concerne cette dame a été dit dans le rapport qu’a fait M. Setier sur l’ambulance du n° 29 mais comme il n’était point chargé d’en faire un sur celle du n° 47 (la nôtre), où il est entré près de deux cents blessés, la conduite des réclamants est restée inconnue et conséquemment ils n’ont point obtenu la même récompense, c’est-à-dire la décoration qu’ont reçue M. et Mme Michalet et beaucoup de personnes qui ont dirigé et administré l’ambulance du n° 29. Les soussignés ont eu tort sans doute de n’avoir pas réclamé en temps utile mais n’en ont pas moins le même mérite et de plus d’avoir eu la première idée qu’ils ont mise à exécution de former l’ambulance dont est question dès 4 heures du matin, d’y avoir apporté tous les soins dont ils étaient capables et d’avoir mis sans réserve leur maison et leur cave à la disposition des blessés, auxquels ils ont prodigué tous les soins que réclamait leur position. Ils ne se sont pas contentés d’écrire mais ils ont aussi, en toute hâte, fait imprimer des affiches à leurs frais qu’ils ont été eux-mêmes placarder dans tout le quartier et aux approches du Palais-Royal, sous les balles qui sifflaient de toute part, pour faire connaître l’ambulance qu’ils venaient d’établir. Ils ont en outre fait une collecte et une énorme quantité de ligne, sur l’autorisation de M. le préfet de la Seine a été dirigée dans les hôpitaux ; les objets alimentaires distribués aux malades et l’argent versé dans la caisse de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, ainsi qu’il appert de l’état ci-joint ; une quantité immense d’offrandes de toute espèce est arrivée les jours suivants mais les commissaires de l’ambulance du n° 29 étant resté en permanence et d’ailleurs croyant qu’il valait mieux centraliser ces dons sur un seul point, les soussignés ont scrupuleusement et soigneusement adressé les donateurs à l’ambulance n° 29. Voilà, messieurs, ce que les réclamants ont cru devoir vous mettre sous les yeux pour vous engager à les comprendre dans la liste supplémentaire des personnes qui ont droit à la décoration de Juillet et qu’ils croient, sous tous les rapports, avoir méritée tant pas leur conduite des trois mémorables journées que par les vœux qu’ils ont manifestés pour la belle cause qui a si glorieusement triomphé. » Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin 1831, et son brevet le 28 mars 1848. Il signa un certificat en faveur de Meunier, Antoine, pour attester que ce dernier avait été soigné à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. En 1849, la veuve sollicita l’obtention d’un bureau de tabac à Paris, expliquant ainsi sa pénible situation : « Notre industrie nous avait conquis une modeste aisance, qui nous avait permis de nous retirer des affaires. Mais, depuis un an, par suite des circonstances malheureuses dont chacun est victime, nous avons complétement perdu toute notre fortune, placée dans diverses maisons de banque. Cette perte irréparable à notre âge a bientôt amené la mort de mon mari, qui n’a pu résister à son chagrin ; aujourd’hui, je suis veuve et sans ressources, avec une fille à établir. Je crois me trouver la seule femme décorée de Juillet survivante et, à ce titre, je dois compter sur l’intérêt du gouvernement. » Les renseignements de police pris sur son compte, en 1851, précisèrent qu’elle était établie brodeuse, qu’elle se trouvait « dans une position aisée et n’a pas besoin de secours. Sa conduite et sa moralité sont bonnes ». Les époux Michalet demeuraient 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1830 ; 1 bis, cour des Fontaines en 1831 ; la veuve 85, rue du Faubourg-Saint-Denis de 1849 à 1851 mais 308, rue du Faubourg-Saint-Denis, chez Mlle Baude en 1850 in Archives de la préfecture de police AA 369. Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de lambulance et soumis à lautorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., p. 5-6 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 111 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, nom des personnes qui se sont particulièrement distinguées p. 275 (sous le nom de Michelez) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Gendrin, Augustin, Nicolas ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VK3 48 in dossier Meunier, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Langolff, George ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Guesde, Pierre, Mathieu, Henri et Fleury, Jacques.

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