Michaux, Jérôme, Victor, Marie
Biographie
Né le 4 octobre 1790. Ancien militaire de l’Empire, devenu ouvrier serrurier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. En 1831, il était garde municipal, caserné aux Minimes. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1839, sans ouvrage et « dans une grande misère, il sollicita des secours. Le police donna sur son compte les renseignements suivants : « Son âge et ses infirmités [l’] empêchent de travailler ; sa femme est de plus sans état ; d’où il suit que ce ménage, dont on dit du reste beaucoup de bien, offre l’aspect d’une grande misère. Une partie de leurs effets est au mont-de-piété. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1839. La femme mourut le 11 juillet 1848, et le mari se retrouva bientôt sans place, « presque sans domicile et dénué de tout, et me trouvant dans le plus grand besoin ». En 1849, « favorablement représenté », Michaux était l’objet des renseignements suivants sur son compte : « Les infirmités l’ont mis dans la nécessité de quitter sa place de concierge [place de la Madeleine, N.D.A.] et il n’a d’autres ressources que les secours accordés aux indigents. » Il reçut un secours de soixante francs, à titre de décoré de Juillet, et un autre de quarante francs en 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet, et un de soixante francs en 1850. En 1851, il était presque aveugle et incapable de pourvoir à ses premiers besoins. Il reçut un secours de soixante francs en 1851. En 1852, il se présentait comme ex-garde municipal et les renseignements de police précisaient encore sur son compte : « Cet homme a de très bons antécédents ; il est tout dévoué à la cause de l’ordre. Il est digne de la bienveillance de l’administration. » Il reçut soixante francs de secours pour cette année-là. Il demeurait 9, rue du Delta en 1831 ; 113, rue du Faubourg-Poissonnière en 1839 ; 3, rue de Lancry en 1848-1849 ; 30, rue de l’Union-Saint-Honoré en 1849-1850 ; 170, rue du Faubourg-Saint-Honoré de 1850 à 1854 ; 178, même rue en 1855. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem Allocation de secours à 59 décorés, blessés, veuves ou orphelin de Juillet 1830, s’élevant ensemble à la somme de 2.770 francs imputable sur le chapitre 25 bis du budget de l’Intérieur, exercice 1850, courrier en date du 31 octobre 1850, minute 136-138, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852. ATTENTION LES DEUX MICHAUX JÉROME, VICTOR, MARIE ET SIMON NICOLAS C’EST TRÈS CONFUS, QUI EST LE PÈRE QUI EST LE FILS DANS LES RENSEIGNEMENTS DE POLICE, LES DATES DE NAISSANCE SONT CONFUSES. Il y a dans Archives de Paris VD6 92 in dossier Geneste, Jacques, deux Michau (qui signent bien tous les deux Michau, demeurant 15, impasse d’Any en 1830, couvreur et maître couvreur, qui signent un certificat en faveur de Geneste, Jacques, pour attester sa conduite à la prise de la caserne de la Pépinière, et aussi rue de l’Echelle, et certifier la blessure qu’il y avait reçue en soulevant une lourde charge. »