Michaux, Simon, Nicolas

Biographie


Né le 1er mai 1795 à Paris. Maître couvreur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Michaud fils in Archives nationales F/1dIII/39, sous celui de Michaud fils Simon, Nicolas sur les listes du Moniteur). Il signa (bien du nom de Michau), le 29 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Lepagnol, Charles, Théodore : « Nous, soussignés, Michaud père et fils, propriétaires demeurant à Paris, rue du Rocher, n° 32, Léon Berne, employé aux Menus-Plaisirs et Lecœur, marchand de vin, demeurant rue Saint-Lazare, tous gardes nationaux de la Ire légion. Certifions et attestons que le sieur Théodore Lepagnol, actuellement sergent de la 3e compagnie du 3e bataillon de la Ire légion, se trouvait le 28 juillet dernier à combattre avec nous dans les rues Saint-Honoré et Richelieu, se mit à la tête de plusieurs individus, en prit le commandement et nous dirigea sur l’arcade Colbert, à l’effet de s’emparer du poste occupé par des Suisses, ce qu’il fit avec autant d’intrépidité que de courage. Arrivé auprès du corps de garde, s’empara du fusil du factionnaire et à l’instant ordonna d’entrer dans le corps de garde, ce qui fut exécuté avec la promptitude de l’éclair. Cela fait, il dirigea les hommes qu’il commandait sur les Petits-Pères et fit sonner le tocsin, et nous conduisit au combat dans la rue Saint-Honoré, auprès du Palais-Royal, où nous continuâmes jusqu’au soir à combattre ; encore ne cessa-t-il de combattre que parce que ses forces l’abandonnèrent par suite d’un coup de lance qui l’avait atteint à l’épaule gauche. » Il reçut sa médaille le 7 juillet 1831, et son brevet le 3 septembre de la même année (sous le nom de Michau, Simon, Nicolas sur le registre de récépissé de la mairie et signa du nom de Michau faire le changement ?). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut, comme décoré de Juillet, une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1835, il sollicita que son mariage fût doté par la Ville de Paris à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. La mairie donna les renseignements suivants sur son compte et sur le mariage projeté : « M. Michau, père du futur, est un décoré de Juillet âgé de soixante-quatorze ans, faisant encore le service de la garde nationale avec le plus grand zèle. Son fils est aussi décoré de Juillet mais de la médaille. Il a déjà quarante ans et voudrait qu’on lui désignât une épouse ou il espère en trouver si on l’admet au mariage projeté. » En 1836, les renseignements de police le disaient de bonne réputation et à la charge de son fils. Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il reçut un secours de la même somme en 1837. En octobre 1848, les renseignements de police rapportaient à son sujet qu’il était concierge 3, rue de Lancry, marié à une couturière en robes, sans enfants et ajoutaient : « Tous les deux sont jeunes, forts, de bonne santé et très laborieux. Ils ont un assez beau mobilier peut-être trop riche pour un portier, mais il paraît qu’ils avaient été établis dans la partie du mari et ils ont beaucoup perdu. Michaux paraît avoir à sa charge son vieux père, qui après avoir été serrurier, est aussi devenu concierge, place la Madeleine, poste qu’il a été forcé de quitter y ayant perdu son épouse il y a peu de mois. Le vieux père Michaux n’annonce pas non plus la misère extérieurement car il est habillé très proprement et assez confortablement. On a été prendre des renseignements pour l’Algérie il y a peu de jours. Sur le nommé Michaux fils, tous les gens sont de bonne conduite et paraissent être de braves personnes. » En 1850, les mêmes sources administratives rapportaient : « A été ruiné par la révolution de Février et se trouve actuellement dans la plus grande misère. Bonne conduite morale et politique. » Il reçut, pour cette année, un secours de soixante-quinze francs, et de la même somme en 1851. En 1852, les renseignements de police rapportaient encore : « La faiblesse de sa vue l’empêche de continuer son état. Il est digne de la bienveillance du gouvernement. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852. En 1858, « rempli d’infirmités, ne pouvant presque plus travailler, […] dans une misère profonde, sans appui, manquant des premières nécessités », il fit une nouvelle demande de secours ; puis une autre en 1859, alors qu’il était « dans la dernière des misères » ; l’administration ajourna sa demande, avançant que c’était son père qui était décoré, et non lui. Il demeurait 15, impasse d’Any dans la rue du Rocher de 1831 à 1851 (15, impasse dArgenteuil in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien 15, impasse dAny in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives de Paris VK3 24 dans le registre quil signe ; in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main, le 15, impasse dArgenteuil est rayé pour laisser la place au 15, impasse dAny) ; 42, rue du Rocher en 1852-1854 ; 3, impasse d’Any de 1857 à 1859. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; (sous le nom de Michaud fils) ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833] ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VI1 1, 1835, mariages de Juillet, liste des personnes présentées par M. le maire du (ancien) Ier arrondissement comme susceptibles d’être admises à jouir des bénéfices de la dotation qui sera faite par l’Etat à l’occasion des fêtes anniversaires des journées de juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement (sous le nom corrigé à la main de Michau, Simon, Nicolas) et aussi même référence une liste de remise des brevets accompagnant la médaille de Juillet, idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet (sous le nom de Michau fils, Simon, Nicolas, et il signe bien Michau) ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lepagnol, Charles, Théodore ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Michaud fils, Simon) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Michaut, Simon, Nicolas), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Michaux, Simon, Nicolas), idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 (sous le nom de Michaux, Simon, Nicolas). ATTENTION LES DEUX MICHAUX JÉROME, VICTOR, MARIE ET SIMON NICOLAS CEST TRÈS CONFUS, QUI EST LE PÈRE QUI EST LE FILS DANS LES RENSEIGNEMENTS DE POLICE, LES DATES DE NAISSANCE SONT CONFUSES. A priori Simon est le fils. Dans la même liste in Archives nationales F/1dIII/34, le père est orthographié Micheau et le fils Michaud…

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