Milet, Louis
Biographie
Né vers 1779 à Paris. Militaire pendant vingt-deux ans, devenu terrassier ou journalier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 13 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « A battu la caisse à Babylone. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 13 janvier 1831, à une voix pour la croix, sept voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Millet, Louis), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était tambour de la garde nationale. En 1836, veuf, un enfant de trois ans et demi à sa charge, il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il a été tambour major de la garde nationale, mais ses habitudes d’ivrognerie lui ont fait perdre cet emploi. Il est actuellement sans occupation et il se trouve dans une grande misère. » Il reçut cependant pour cette année-là un secours de quarante francs. En 1838, il était au dépôt de mendicité de Saint-Denis et sollicita un secours pour payer la nourrice de son enfant. Les renseignements pris sur son compte le décrivirent comme un paresseux et un ivrogne. En 1840, les mêmes sources de police rapportèrent sur son compte : « […] A été obligé de mettre aux Enfants-trouvés un enfant de cinq ans. Il est journalier, mais ne trouve pas souvent à travailler. A quitté depuis quelques jours la maison garnie, où on le gardait par commisération. Il a demandé à entrer dans un dépôt de charité. Conduite très régulière. Ancien tambour major de la IIe légion, réformé à cause de son âge. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, un autre de trente francs en 1841, de vingt-cinq francs en 1842, de la même somme en 1843, et en 1844. En 1845, il était de nouveau au dépôt de Saint-Denis. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1845, de la même somme en 1846, et de quarante francs en 1849. En 1850, les mêmes sources administratives renseignaient : « Pauvre journalier sans ouvrage, resté veuf avec une jeune fille, qu’il vient de faire mettre à la maison de charité de Villers-Côtterets. Il peut à peine suffire à ses besoins. Sa conduite paraît bonne. » Il reçut un secours de quarante francs en 1850, deux secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet, et deux de soixante francs en 1851. Il demeurait 4, rue Pascal en 1831 ; 20, rue Pascal en 1837 ; 53, rue de Lourcine de 1848 à 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 13 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la médaille, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209.