Milet, Louise, Françoise
Biographie
Née le 19 août 1815 (mais le 19 août 1816 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; le 19 août 1786 in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites) à Paris. Dévideuse de soie. Elle fut blessée par une balle dans l’omoplate et qui lui traversa la poitrine, le 28 juillet alors qu’elle passait dans la rue Saint-Martin pour vaquer à ses affaires. En sortant de l’hôpital, elle ne put « continuer son état, dont le faible produit subvenait à ses premiers besoins et allégeait la charge de sa mère, qui, abandonnée par son mari depuis les événements de juillet, se trouve réduite à soutenir un autre enfant en bas âge ». Elle reçut deux secours (le deuxième sous le nom de Millet, Françoise) de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Elle produisit un certificat d’indigence. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 14 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Delvincourt, Pierre, Auguste, fabricant ébéniste, demeurant 10, rue des Charbonniers ; Tafoireau, Toussaint, Charles, marchand épicier, demeurant 16, rue des Charbonniers ; Machelard, Henry, Jean-Baptiste, logeur, demeurant 30, rue des Lyonnais ; Vailland, Ulric, Anselme, coiffeur, demeurant 38, rue de Lourcine. Ils attestèrent que, Louise, Françoise « en passant rue Saint-Martin, pour vaquer à ses affaires, a reçu une balle qui lui a traversé la poitrine ; que cette blessure l’a forcée de demeurer deux mois entiers dans l’hospice de l’Hôtel-Dieu, où elle a enduré à l’épaule une opération que la balle, en froissant l’omoplate, avait rendu nécessaire ; qu’à sa sortie de l’hospice elle n’a pu continuer à exercer son état, dont le faible produit subvenait à ses premiers besoins et allégeait la charge de sa mère, qui abandonnée de son mari depuis les événements de Juillet, se trouve réduit à soutenir un autre enfant en bas âge et incapable de lui être encore d’aucune ressource ; que ladite Louise, Françoise Milet appartenant à des parents presque indigents est donc dans l’impossibilité de satisfaire à ses plus pressants besoins, soit par elle-même soit par ses parents, que les secours qu’elle réclame peuvent donc être jugés comme indispensables à son existence ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la poitrine, de la partie externe du scapulum du côté droit vers la partie antérieure et supérieure de la poitrine du même côté à travers les poumons ; blessure guérie mais avec difficulté permanente dans la respiration. » Elle fut admise, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 29 mars 1831, dans la 3e classe des blessés, pensionnée de quatre cents francs (sous le nom de Millet, Louise, Françoise sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel) et reçut (sous le nom de Millet, Louise, Françoise) de la part de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Elle demeurait 32, rue des Lyonnais en 1830-1831 ; 22, rue des Charbonniers en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 97 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 31 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gervais, Henri, Narcisse ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Millet, Louise, Françoise) ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 3e classe (sous le nom de Millet, Louise, Françoise).