Millon, Pierre
Biographie
Né vers 1796 à Saint-Brunet (Hautes-Alpes). Libraire-étalagiste. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de l’ancien Ve arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1841, ex-libraire maintenant homme de peine chez Bressan, libraire 11, quai Voltaire, étant resté un an à l’Hôtel-Dieu pour soigner des blessures et des varices aux jambes, il sollicita un secours. La police obtint sur son compte des renseignements « très favorables ». Il reçut un secours de quarante francs. Il était à cette époque célibataire. Il demeurait 22, bd Saint-Denis en 1830-1831 (mais 32, bd Saint-Denis en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B ; mais bien 22, bd Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/39 aussi sur les listes de la Commission des récompenses nationales) ; 10, rue de Lille, à l’Hôtel de Valence, une petite chambre de quinze francs par mois en 1841. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67. Il y a dans Archives nationales F/1dIII/87 in dossier Espitallier, Antoine, Joseph, un Million, Pierre, libraire passage du Bois-de-Boulogne, sergent de voltigeurs à la Ve légion de la garde nationale, qui signa, le 8 septembre 1830, le certificat suivant, qui en fait un combattant de Juillet, en faveur d’Espitallier, Antoine, Joseph : « Nous, soussignés, nous étant trouvés à presque toutes les affaires et combats des mémorables journées de juillet, certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Espitallier s’est partout trouvé avec nous, qu’il y a combattu avec courage et dévouement, qu’il est allé à Rambouillet à ses frais et n’a quitté que lorsque tout a été terminé. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir ce que de raison et notamment pour avoir une récompense pécuniaire, étant dans le plus grand besoin, ayant perdu sa place de glacier par suite de son dévouement. » Il ajouta en apostille avoir « vu le 29 le pétitionnaire dans la rue Saint-Honoré près celle de Richelieu au nombre des combattants ». Aussi in Archives de la préfecture de police AA 398 in dossier Lepage, Etienne, Alexis, Il y a un Millon, membre de la Commission des Réclamants à qui Dubois, L. (voir Dubois, Louis), fait la lettre de recommandation suivante au sujet de Lepage : « Mon cher Millon, je vous adresse M. Lepage, un de mes amis, que vous connaissez peut-être aussi. Veuillez l’accueillir favorablement ; c’est un brave de Juillet, qui ne m’a pas quitté pendant les trois jours. M. Lepage, étant en Belgique lors du travail de la Commission des récompenses nationales, n’a pas pu faire valoir ses droits ; il a l’intention de s’adresser à la Commission dont vous êtes membre mais pour cela il a besoin d’un appui ; je lui ai promis le vôtre, veuillez ne pas le lui refuser, vous obligeriez particulièrement votre très affectionné... » Il y a in Archives de la préfecture de police AA 421, 1831-1833 in dossier Brivois, Claude, Nicolas, un Millon Millon, également détenu à La Force et ancien chef de série de la Société des Droits de l’Homme, avec lequel se querelle Brivois, compromis pour complot contre la vie du roi et détenu à la prison de La Force. C’est lui ?