Millot, Jean-Marie

Biographie


Né le 2 février 1787 à Paris. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il était l’un des décorés de Juillet signataires de la lettre, rédigée le 27 juillet 1831, afin de faire obtenir la décoration de Juillet pour Mannÿ François, et ainsi rédigée : « Dans les journées mémorables du mois de juillet 1830, au moment où tout bon Français se présenta pour requérir une liberté due à la grande nation (sic), nous avons reconnu le zèle, le courage du sieur Mannÿ, François, ex-militaire, qui constamment au milieu de nous, depuis le faubourg Saint-Antoine, où il demeurait alors, nous a constamment suivis et fait ses efforts pour réaliser le grand œuvre des Français ; soit dans la journée du 27 juillet sur la place de Saint-Antoine et l’Hôtel de ville, la prise du pont d’Arcole, comme le 28 au Palais-Royal (sic), et la rue Saint-Honoré (sic) et le 29 à l’investissement (sic) du Louvre et château des Tuileries […]. » » Si le désintéressement seul de Mannÿ, François l’avait empêché, selon ces décorés, de faire les démarches nécessaires devant la Commission des récompenses nationales, ils demandaient pour lui cette décoration que eux-mêmes portaient et dont ils le jugeaient digne. Il signa, le 4 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Benoist, Jean-Marie, quand ce dernier tenta de faire valoir, auprès de la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé, ses droits à une récompense honorifique : « Nous, soussignés, reconnaissons que le nommé Benoist, Jean-Marie, s’est distingué en brave citoyen dans les journées mémorables de juillet 1830, qu’à cet égard il mérite, comme nous, la récompense accordée aux braves. Nous attestons l’avoir vu combattre, armé d’un fusil, le 27 au soir à la Bourse, le 28 à l’Hôtel de ville, où son frère (voir Benoist, Jean, Brutus) a été tué à ses pieds, le 29 présent à la prise du Louvre et des Tuileries […]. » Il apostilla la demande de secours présentée en juillet 1831 par Vautrin, François, Casimir, en certifiant qu’il y avait bien identité entre lui et le nom du médaillé Vautrin, Louis, François. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était adjudant-major. Il demeurait 14, quai de la Mégisserie en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Many ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vautrin, François, Casimir ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Benoist, Jean-Marie.

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