Milne-Edwards, Henri
Biographie
Né le 1er brumaire an IX (23 octobre 1800) à Bruges (département de la Lys en Belgique), fils de Edwards, Guillaume, rentier, et de Vaux, Elizabeth, son épouse. Médecin, reçu docteur le 30 juillet 1823 à la faculté de Paris. Il participa avec Lordon, Abel aux combats des trois jours et certifia le récit que ce dernier en fit auprès de la Commission des récompenses nationales pour faire valoir ses propres droits à une récompense. Ce récit nous donne des indications sur la propre participation d’Edwards : « […] Le 28, j’étais sans armes mais je suis resté une grande partie de la journée dans le quartier du Louvre, du Palais-Royal et sur les quais. J’ai eu un homme tué à côté de moi, rue de l’Arbre-Sec, au coin de la rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois à 2 heures de l’après-midi. Le 29, ayant eu des armes et de la poudre, nous sommes partis, M. Edwards, médecin, gendre de M. le général Trezel, et moi, de l’Odéon et nous nous sommes dirigés par les rues de Grenelle et Mademoiselle avec tout le peuple vers la caserne de Babylone, qui, après une heure de résistance, a été enfoncée des deux côtés, par la rue de Babylone et par la rue Plumet. Nous avons calmé des gens du peuple, exaspérés par la mort de leurs camarades, qui voulaient massacrer un Suisse prisonnier ; alors il a pu partir sous escorte avec un élève de l’Ecole polytechnique. Nous avons été ensuite aux Tuileries. Tout était fini. Là, nous avons monté la garde fort longtemps avec M. Louvet, M. Edwards et un élève de l’Ecole de droit, pour empêcher les gens qui paraissaient disposés à piller ou qui étaient gris. Le soir, nous avons commencé une grande barricade à la suite de la Terrasse du bord de l’eau et nous avons mis à contribution tous les passants pour ce travail. »Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Milne, Edwards, Henri sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut nommé officier de la Légion d’honneur le 27 avril 1847, commandeur le 13 août 1861, grand officier le 31 décembre 1884. Il fut membre de l’Institut et doyen de la faculté des Sciences de Paris. Il mourut le 29 juillet 1885 à Paris. Sa biographie dans Wikipédia : « Il est le 29e enfant de William Edwards, riche planteur de la Jamaïque et de la seconde épouse de ce dernier Elisabeth Vaux, française. Mais son père, qui aide des Britanniques à rejoindre leur pays, est arrêté par les troupes de Napoléon. Milne Edwards est alors conduit à Paris par son frère aîné William Edwards, médecin. La chute de Napoléon permet la libération de leur père et toute la famille se réunit à Paris. Henri étudie la médecine et obtient son doctorat en 1823 Il publie en 1828 ses Recherches sur les crustacés, qui sont récompensées par le Prix de physiologie de l’Académie des sciences. Il suit les cours de Cuvier et se lie d’amitié avec Jean Victoire Audoin (1797-1841). C’est avec ce dernier qu’il réalise entre 1826 et 1828 une étude extrêmement détaillée de la faune marine côtière des environs de Granville. Henri se marie avec Laura Trézel, avec laquelle il a neuf enfants, dont Alphonse Milne-Edwards (1835-1900), qui deviendra également zoologiste. En 1832, Henri devient professeur d’hygiène et d’histoire naturelle au Collège central des arts et manufactures. A la mort d’Audouin en 1841, il est nommé à la chaire d’entomologie du Muséum national d’histoire naturelle. Lorsque Dumas devient ministre en 1849, il lui succède au décanat. En 1862, il succède à Isidore Geoffroy Saint-Hiliaire (1805-1861) à la chaire de mammalogie de ce même muséum. Il est aussi doyen de la Faculté des sciences de Paris et professeur de zoologie, anatomie, physiologie. La plupart de ces travaux sont publiés dans les Annales des sciences naturelles, publication dont il dirige la partie consacrée à la zoologie (à partir de 1834). Parmi ses autres ouvrages, il faut mentionner son Histoire naturelle des crustacés (3 volumes, 1837-1841), qui est longtemps demeuré un ouvrage de référence ; une Histoire naturelle des coralliaires, (1858-1860) ; et surtout les importantes Leçons sur la physiologie et l’anatomie comparée de l’homme et des animaux (14 volumes, 1857-1881). En 1848, il devient membre étranger de la Royal Society de Londres, société qui le récompense en 1856, en lui décernant la médaille Copley. »On peut lire sur le site Imago Mundi, Dictionnaire biographique, les indications biographiques suivantes : « Zoologiste né à Bruges le 23 octobre 1800, mort à Paris le 29 juillet 1885. Reçu docteur en médecine à Paris en 1823, il se livra quelque temps à la pratique et publia plusieurs ouvrages de vulgarisation médicale, puis par ses Recherches anatomiques sur les Crustacés (Paris, 1828) inaugura sa carrière de naturaliste. En 1838, il succéda à Cuvier à l’Académie des sciences, puis en 1841 obtint la chaire d’entomologie du Muséum, en 1843 celle d’entomologie et de physiologie comparées à la Faculté des sciences; en 1862, il succéda au Muséum à Geoffroy Saint-Hilaire dans la chaire de zoologie et fut nommé, en 1864, directeur de cet établissement. En 1854, il fut élu membre associé libre de l’Académie de médecine ; en 1864, il obtint la croix de commandeur de la Légion d’honneur. Henri-Milne Edwards dirigea, à partir de 1837, la partie zoologique des Annales des sciences naturelles, qui renferment une foule de mémoires de lui. Parmi ses ouvrages les plus importants, nous nous bornerons à signaler : Eléments de zoologie, ou Leçons sur l’anatomie, la physiologie, la classification, etc., des animaux (Paris, 1834-35, en 4 part. in-8; nouv. éd. sous le titre Cours élémentaire de zoologie, 1854, in-12, fig.) ; Histoire naturelle des Crustacés, etc. (Paris, 1837-41, 3 vol. in-8, av. pl.) ; Histoire naturelle des Coralliaires ou Polypes proprement dits (Paris, 1858-60, 3 vol. in-8, av. pl.) ; Recherches pour servir à l’histoire des Mammifères (Paris, 1868-74, 2 vol. in-4, texte et atlas) ; il rédigea avec Deshayes l’Histoire naturelle des animaux sans vertèbres de Lamarck (Paris, 1836.45,14 vol. in-8). Son ouvrage le plus considérable, ses Leçons sur la physiologie et l’anatomie comparées de l’homme et des animaux (Paris, 1855-1884, 44 vol. in-8), n’a été terminé que peu avant sa mort. Milne-Edwards le premier a nettement exprimé le principe de la division du travail physiologique et défendu l’idée que cette division soit le criterium du degré de perfection de chaque espèce et du rang qu’elle devait occuper dans l’échelle des êtres. Dans son Introduction à la zoologie générale (1853), il expose ses idées sur le plan du monde animé et sur la création des êtres ; il rejette comme trop hypothétiques les doctrines de l’évolution et du transformisme. (Dr. L. Hn.). »Il demeurait 3, rue de la Sorbonne en 1830-1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833 (sous le nom de Edwards, Henri, Milme) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 in dossier Lordon, Abel (sous le nom de Edwards, Henri, Milme) ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement. Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1881/68.