Mingot, Jean-Louis
Biographie
Né à Paris. Tambour major de la garde nationale, il se rendit le matin du 28 juillet avec sa caisse à la mairie du (ancien) IIe arrondissement et battit le rappel dans une grande partie des rues de l’arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la vérité qu’il est à notre connaissance que le tambour Mingot, Jean-Louis, demeurant rue des Boucheries-Saint-Honoré n° 2, s’est rendu le 28 juillet au matin rue d’Antin à la mairie du (ancien) IIe arrondissement, ayant apporté avec lui sa caisse ; qu’ensuite d’après la décision de M. Pelvilain, sergent, et de plusieurs autres gardes nationaux, il est parti avec eux dans une grande partie des rues de l’arrondissement, en y battant le rappel. A notre retour à la mairie, nous avons trouvé le 5e de la ligne en notre présence (sic). » Signé, le 15 décembre 1830 : Pelvilain (voir Pelvilain, Achille, Stanislas), sergent, demeurant 8, rue de Gramont ; Duplessy, grenadier, demeurant 1, rue des Boucheries ; Delarivière, demeurant 1, rue des Boucheries ; Raimbault, demeurant 1, rue d’Antin ; Choquet, demeurant 35, rue du Marché-Saint-Honoré ; Leclerc ; Perrelle, T., il semble bien signer ainsi (voir Perelle, Pierre, Théodore), de garde à la mairie du 28 au 29, demeurant 35, rue Neuve-Saint-Augustin ; ...main, demeurant 2, rue des Boucheries-Saint-Honoré ; illisible, demeurant 35, rue du Marché-Saint-Honoré. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Minogoi, Jean Louis sur les listes du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il mourut le 30 mars 1832. Sa veuve sollicita un secours en 1854. Il demeurait 2, rue Jeannisson ou 2, rue des Boucheries-Saint-Honoré en 1830 (mais 4, rue des Boucheries-Saint-Honoré en 1831 in Archives nationales F/1dIII/34) ; sa veuve 27, rue des Noyers en 1854. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Perelle, Pierre, Théodore ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67.