Mollard, Jean-Marie
Biographie
Le 19 décembre 1830, sur le rapport de la Commission des récompenses nationales, il fut compris dans la liste des cent neuf citoyens nommés au grade de sous-lieutenant (dans la proportion de deux par régiment), pour s’être « particulièrement distingués dans les journées de juillet ». Il fut d’abord affecté à l’Ecole de cavalerie de Saumur puis finalement dans un régiment de l’armée. Il reçut mille francs de supplément d’indemnité de première mise, par suite de la décision de M. d’Argout, en date du 14 janvier 1832 (sous réserve de l’adoption de la loi). Il servit jusqu’au 17 avril 1841 comme capitaine au 10e régiment des cuirassiers. Il mourut le 1er juin 1846. Il laissait une veuve, Thibout, née vers 1799 à Beaumont-le-Roger (Eure), qu’il avait épousée le 4 août 1818. Elle sollicita des secours en 1847. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Elle est obligée pour vivre de faire quelques travaux d’aiguille, qui lui rapportent environ soixante-quinze centimes par jour. Son fils, qui est musicien dans les bals, gagne peu de choses et ne peut lui venir en aide. La veuve Mollard est digne d’intérêt sous tous les rapports. » En 1849, les mêmes sources rapportèrent qu’elle était couturière, dans une position malheureuse et favorablement représentée ; elle reçut un secours, à titre de veuve d’un combattant de Juillet. Elle reçut un secours de cinquante francs en 1851, au titre de veuve d’un combattant de Juillet. En 1852, les mêmes sources rapportèrent qu’elle n’avait nul besoin de secours. Elle demeurait en garni, 98, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1847-1849 ; 96, rue du Faubourg-Saint-Martin, cité Saint-Martin en 1851 ; 83, même rue en 1852 ; 85, même rue en 1853. Le Moniteur universel, 20 décembre 1830 ; Archives nationales F/1dIII/33 sous-lieutenants (1831-1833), état nominatif des sous-lieutenants de Juillet envoyés, sur la demande de la Commission des récompenses nationales, à l’Ecole de Saumur, avec indication des destinations qu’ils ont reçues, des sommes qu’ils ont touchées à titre de supplément d’indemnité de première mise et de celles qu’il y aurait encore lieu de leur payer en exécution de la décision prise par M. de Montalivet, 14 janvier 1832 et aussi état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales et aussi lettre en date du 20 avril 1831, adressée au ministre de l’Intérieur par l’Ecole royale de cavalerie de Saumur ; Archives nationales F/1dIII/38 A, état nominatif des sous-lieutenants présentés par la Commission des récompenses nationales, promus à ce grade le 19 décembre 1830, actuellement à l’Ecole de Saumur, réclamant la première mise qui leur a été accordée par l’arrêté du 2 janvier 1831 ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199.