Mollette, Claude

Biographie


Né vers 1800 à Charolles (Saône-et-Loire). Ancien militaire, ayant fait les campagnes d’Espagne en 1823-1824, devenu maître carrier et marchand de vin. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, témoins oculaires et actifs, bien établis, certifions que M. Claude Mollette, maître carrier et marchand de vin au Pavillon blanc, route de Choisy-le-Roi n° 2, s’est conduit dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier d’une manière héroïque, qu’il y a fait des actions d’audace et de témérité qui nous ont fait verser des larmes. Premièrement, à la tête de soixante gardes nationaux, pêle-mêle, mal armés, a attaqué et fait fuir des cuirassiers en nombre qui défendaient l’entrée du pont d’Austerlitz, les a poursuivis les armes à la main et tirant à tue-tête sur eux depuis la gare jusqu’à la barrière de la Glacière. Deuxièmement il a désarmé avec ses concitoyens les différents postes de la ligne qui étaient établis et en défense depuis ce pont jusqu’à ladite Glacière. Troisièmement de là, il s’est transporté au faubourg Saint-Antoine où il s’est battu en brave contre les troupes de la garde, un escadron de cuirassiers et de lanciers et des gendarmes qu’il a cherché avec les hommes qu’il commandait à mettre en déroute et qu’il les a chargés avec une intrépidité inconcevable, ne redoutant ni le feu ni les armes qui étaient constamment dirigées contre lui et que dans la mêlée il a failli succombé. Il a perdu une somme de cent soixante francs, dont il ne voulait pas nous avouer la perte tant il s’est battu avec courage et désintéressement, de manière à mériter une récompense distinguée de la part du gouvernement du roi. Quatrièmement de là, il s’est transporté à la poudrière établie à La Salpêtrière, d’où il a fait transporter pour en éviter un plus long pillage les poudres qui étaient disséminées çà et là, les a fait conduire aux Gobelins avec le plus grand ordre et la plus grande exactitude, en se défendant contre les hommes qui voulaient en emporter à leur profit et au préjudice du gouvernement. C’est pour quoi nous croyons, d’après notre conscience et pour rendre hommage à la vérité, devoir supplier Sa Majesté de daigner prendre en considération les hauts faits du sieur Mollette, de lui accorder une récompense honorable et digne d’un roi citoyen. » Signé au Pavillon blanc, commune de Gentilly, barrière de Fontainebleau, le 12 octobre 1830 : Delamarre, L. ; Lefort ; Legé, propriétaire ; Croÿ ; Lefevre ; Dufour (tous demeurant sans doute à Gentilly). Mollette sollicita une place d’inspecteur des chasses royales ou de premier garde. Il délivra le certificat suivant en faveur des frères Vray : « Je certifie que Claude et Philippe Vraÿ, natifs de Tournon, département du Puy-de-Dôme, aujourd’hui à la Maison-Blanche, au pavillon Blanc, tous deux ont été absents dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’ils se sont fait remarquer par leur zèle. Ils ne sont rentrés que le 29 au soir, ayant chacun un fusil et une giberne. » Il demeurait au Pavillon Blanc à la Maison-Blanche, 2, route de Choisy-le-Roi en 1830. Archives de Paris VK3 48 ; Archives de Paris VK3 54 in dossier Vray, Claude ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales. Son dossier est apostillé Médaille mais son nom ne semble pas inscrit sur les journaux et sur les listes de la Commission.

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