Monmelien, François ou Montmelien, François
Biographie
Cultivateur à Sainte-Marie-du-Mont (Manche). Présent à Paris depuis le 5 mai 1830, il participa aux combats. Il aida à désarmer trois postes de la ligne sur la place de Grève et un poste de gendarmes, qu’ils reconduisirent à leurs casernes avec la promesse de ne plus se battre contre les Parisiens. « Messieurs, rendez-vous et ne faites pas davantage de révolution ! » avait-il lancé aux gendarmes. Mais, à peine ceux-ci rentrés dans leurs casernes, ils reprirent les armes et tirèrent de nouveau sur les Parisiens. Montmelien retourna se battre à l’Hôtel de ville puis, après la prise de celui-ci, au faubourg du Temple et à la porte Saint-Martin. Dans les combats, il fut blessé à la jambe par un éclat de pierre. Il noua son mouchoir autour de sa blessure et alla tirer sur les soldats depuis les fenêtres des maisons, jusqu’à la fuite de ceux-ci par le haut du faubourg. Il travailla ensuite à consolider les barricades puis à confectionner un drapeau tricolore qu’il opposa à la marche du 53e régiment d’infanterie de ligne qui venait de la place Vendôme et répugnait à tirer sur le peuple ; il aida à la prise de la caserne de Popincourt. En 1831, il sollicita la Croix de Juillet et d’entrer dans la garde municipale de Paris. Il donnait comme adresse en 1831, chez M. Blondelle, marchand de vin barrière d’Arcueil à Montsouris. Archives nationales F/1dIII/67. Il pensait qu’il y avait eu une faute d’orthographe et que le Montidier, François sur les listes du Moniteur pouvait être en fait son nom.