Montigny, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 10 septembre 1808 à Cambrai (Nord). Fabricant d’ébénisterie depuis 1829 à Paris. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et dans lequel il précisait avoir participé à la révolution de Juillet. Il précisait avoir participé à la Révolution de Juillet mais n’avoir jamais demandé aucun secours, vu sa « position heureuse de fabricant d’objets d’art ». Il avait depuis perdu tout son avoir « par suite de trois faillites de maisons de commission de Paris ». Il sollicitait un emploi, ne pouvant travailler seul et n’ayant que des journées très faibles. Sur sa participation à la Révolution de Février, il donnait les indications suivantes : « […] Le 23, accompagné de quelques gardes nationaux de la IIIe légion pour crier Vive la réforme ! A bas le ministère ! Le même jour, poursuivi les gardes municipaux jusqu’à leur caserne Saint-Martin, dont il ont fait feu sur nous. Le soir, après la décharge faite sur nos frères au ministère des Affaires étrangères, avoir démonté le parapet avec nos frères qui ont échappé à la décharge, pour avoir les barres de fer et dépaver et faire des barricades aux portes Saint-Denis et Saint-Martin. Le 24, m’avoir procuré des armes, passé toute la journée à combattre parmi nos frères jusqu’à la prise du palais national. » Suivait l’apostille suivante : « Nous, propriétaires et voisins du citoyen Montigny, certifions l’avoir vu se procurer des armes dans la journée du 24 février et se joindre au nombre des combattants pour nos libertés. » Signé, Diguet ; Allain, propriétaire, demeurant 7, rue du Puits-Saint-Laurent ; Perrier, blessé, restant à l’hôpital Saint-Merri ; Roze, blessé, demeurant 10, cloître Saint-Médéric ; Dargaud, demeurant 28, rue Saint-Laurent ; Bourgeois, propriétaire. Il était marié et père de quatre enfants en 1848. Il fut recommandé par la Commission pour une place de garçon de bureau. Le 13 décembre 1849, il sollicitait la décoration commémorative de la Révolution de Février. Il demeurait 9, rue du Puits-Saint-Laurent à Belleville en 1848-1849. Archives de la préfecture de police AA 403.