Moreau, Louis, Jérôme

Biographie


Né le 1er décembre 1781 à Vanves (Hauts-de-Seine). Blanchisseur de linge. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Une lettre, en date du 5 novembre 1830, des officiers de la garde nationale et principaux notables de la commune de Vanves le recommanda auprès de la Commission des récompenses nationales comme « un des plus zélés défenseurs de notre glorieuse indépendance », expliquant : « Agé de quarante-cinq ans, lieutenant au 2e bataillon de la IIIe légion extra-muros, père de deux enfants aussi rangés sous les étendards de la patrie, cet ami de nos libertés, abandonna ses foyers pour voler à la défense de Paris dans les mémorables journées de juillet dernier. Accompagné de ses deux fils et de trois frères dont il est l’aîné, ce bon Français s’est porté partout où le danger paraissait le plus imminent, marchant et dirigeant ses pas avec le sang-froid qui caractérise un homme tout dévoué à la cause commune. Joint à ce zèle, à ces rares qualités enfin à ce civisme, nous vous désignons encore, messieurs, ce véritable patriote comme un habitant doux et paisible, bon époux et ami de l’ordre et de la tranquillité. » Signé (pour les noms lisibles) : Collet, capitaine de la garde nationale ; Boscher ; Boscher fils ; Ribou, L., E. ; Fabre, médecin, chirurgien aide-major du 3e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale ; Content, adjudant ; Ménard, électeur ; Rondel, lieutenant de la garde nationale ; Bordier ; Chevalier. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il comparut, le 28 mars 1831, devant le juge de paix du canton de Sceaux, pour attester avoir bien connu Teigneux, Charles, Laurent, François et savoir qu’il était « parti de Vanves le mercredi 28 juillet dernier avec un grand nombre d’habitants de Vanves pour se réunir à Paris aux braves qui combattaient pour reconquérir la liberté si brutalement enlevée aux Français par les ordonnances du 25 du mois de juillet ; que ledit Teigneux a fait partie d’un détachement qui s’est porté sur la place de Grève et que dans une retraite opérée dans la direction de la rue de la Mortellerie il a été atteint d’un coup de feu qui lui a traversé la poitrine ; que de suite il a été transporté à l’Hôtel-Dieu, où il est mort le 4 août suivant, par suite de cette blessure ». Il prêta son serment le 25 mai 1831 et reçut sa croix le 23 juin 1831 à la sous-préfecture de Sceaux ; le serment était ainsi rédigé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il demeurait à Vanves en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 37, état nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, qui ont retiré leur croix des bureaux de la sous-préfecture de Sceaux après avoir prêté entre les mains du sous-préfet le serment prescrit par l’article 4 de l’ordonnance du roi du 30 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Teigneux, Charles, Laurent, François.

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