Moreau, Philibert

Biographie


Né le 12 février 1800 ou 12 février 1806 (il se dit âgé de quarante-huit ans en 1848) à Chevigny-lès-Semur (Côte-d’Or). Tailleur de cristaux. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il donnait en effet les indications biographiques suivantes, dans une lettre, daté du 15 mars 1848 et où il sollicitait un emploi de garçon de bureau ou autre dans une administration : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il a combattu dans les trois jours de juillet 1830, de même que dans la journée du 29 avril 1839 [lire sans doute 12 mai, N.D.A.] pour l’affaire du citoyen Barbès. Il vient de se livrer avec le même enthousiasme dans les journées des 22, 23 et 24 février dernier où il a été blessé au bras gauche dans la rue Transnonain le 29 avril 1839. Heureusement pour lui dans les trois de Février dernier il n’a reçu aucune blessure. Il a montré un zèle vraiment héroïque en maintenant toujours le bon ordre. Ces certificats ci-joints démontreront le courage avec lequel il s’est livré aux périls de sa vie […]. » Il joignait deux certificats à sa lettre. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigne et certifie que le citoyen Moreau, Philibert était à Paris en 1830 et qu’il a concouru de toutes ses facultés au renversement du gouvernement despotique et tyrannique de Charles X, qui prétendait tenir de Dieu le pouvoir de s’opposer au principe de la liberté, d’égalité, de fraternité et qu’il a également pris part au mouvement insurrectionnel de 1832. » Signé à Paris le 14 mars 1848 : Rochette, Pierre, tailleur sur cristaux, demeurant 17, rue de la Tonnellerie. Le second certificat, ainsi rédigé : « Nous certifions que le nommé Moreau, demeurant rue Lafayette n° 61, a travaillé aux barricades, faubourg Saint-Denis et qu’il n’a pas cessé pendant les trois jours de la révolution de se monter en bon citoyen. » Signé : Conte, liquoriste, demeurant 61, rue Lafayette ; Lamar, concierge, demeurant 61, rue Lafayette ; Lacour, entrepreneur de peintures, demeurant 61, rue Lafayette ; Grosjean, demeurant 34, rue Lafayette ; Blanc, demeurant 61, rue Lafayette. Il fut recommandé par la Commission pour une place de gardien de monument ou une place analogue. Il s’était marié à Chanteclaire, et était père d’une fille et grand-père de trois enfants en 1848. Il demeurait 61, rue Lafayette en 1848. Archives de la préfecture de police AA 403.

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