Morel, Jean-Baptiste
Biographie
Garçon du bateau à lessive de Martelot, propriétaire dudit bateau, quai des Orfèvres. Selon un certificat, établi le 15 juillet 1831, il s’était « tout dévoué de courage et d’humanité dans les trois journées de Juillet, en rendant les derniers services aux braves qui ont été victimes. Attestons que le sieur Morel, en donnant la sépulture aux victimes qui ont été transportées au pont d’Iéna, fut grièvement blessé à la jambe droite. Cette blessure l’a privé pendant huit mois de son travail et que n’ayant pas été à l’hospice, la dame Martelot lui prodigua tous ses soins. Comme le sieur Morel est un jeune homme qui n’est pas heureux, qu’il manque des premiers besoins de l’existence et qu’il est honnête homme, jouissant de la confiance de ses maîtres et de tous les habitants du quartier, nous nous faisons un devoir sacré de rendre hommage à la vérité […] et de supplier les membres de la Commission des récompenses nationales de venir à son secours. » Signé Martelot ; Bailly, marchand de vins, demeurant 28, quai des Orfèvres ; Joerlot, demeurant 26, quai des Orfèvres ; Gousson, demeurant 5, rue de Jérusalem. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution, il demandait à participer aux distributions de gratifications qui allaient marquer l’événement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait quai des Orfèvres chez Marteleau en 1830-1831. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.