Morel, Pierre, Henry

Biographie


Né à Rouen (Seine-Maritime). Il adressa, en septembre 1830, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de vous exposer que dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, il fut un des premiers à se joindre au nombre des jeunes gens qui combattaient pour la défense de nos droits et de la liberté. Qu’il se trouva au moment de la prise du poste du Palais-Royal, où il ne dut la vie qu’à son courage et à son intrépidité. Qu’il a également assisté à la prise du Louvre et des Tuileries, où il est resté de garde pendant deux jours, d’après les prières du gouverneur et des jeunes gens de l’Ecole polytechnique, qui en ont pris le commandement. Que le 3 août il accompagna ses braves camarades au camp de Rambouillet, en invitant ses compatriotes qu’il rencontrait sur la route à le suivre. » Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous soussignés, volontaires patriotes, certifions […] que le nommé Pierre, Henry Morel […] s’est comporté en brave dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier en payant de ses conseils et de sa personne au milieu du feu fait sur nous par les gardes royaux et principalement à la prise du Palais-Royal, où il ne dut la vie que par le fait du plus pur hasard. Paris le 15 août 1830 » Signé : Lemaréchal, demeurant 24, rue de la Rochefoucault ; Bellaire, blessé à la place de Grève, demeurant 26, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés ; Legros, limonadier, demeurant 20, rue Montaigne ; Lefort, demeurant 1, allée des Veuves ; Josset, demeurant rue de la Vieille-Friperie. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Pierre, Henry Morel […] était avec nous à Rambouillet et qu’il nous a accompagné au premier coup de tambour et que nous n’avons qu’à nous louer de la conduite qu’il y a tenue et de ses bons conseils. Paris, le 15 août 1830. » Lemaréchal, demeurant 24, rue de la Rochefoucault ; Legros, limonadier, demeurant 20, rue Montaigne ; Lefort, demeurant 1, allée des Veuves ; Josset, demeurant rue de la Vieille-Friperie. Il sollicita un emploi dans l’administration des postes soit d’inspecteur aux halles et marchés. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 46, rue des Deux-Ecus en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.

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