Morin, Jules, François
Biographie
Né le 21 avril 1812 à Paris. Peintre en bâtiments. Blessé d’un coup de feu à l’épaule droite et d’un autre au bras gauche, le 28 juillet, il fut soigné par Dégenétais, pharmacien, qui tenait l’ambulance de la rue des Pyramides, et duquel il reçut un franc par jour du 1er août au 20 août. Il reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En septembre 1830, ne pouvant travailler, seul soutien de sa mère, restée veuve avec cinq enfants, il sollicita de la Commission des récompenses nationales d’être recommandé « au gouvernement pour une pension et une médaille ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite à la partie postérieure, moyenne et gauche de la poitrine, guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Il demeurait 2, rue des Boucheries-Saint-Honoré en 1830-1831, devenu 2, rue Jeannisson en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 68 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe.