Motte, Isidore, Maximin
Biographie
Né le 27 novembre 1785 (dans son dossier à la Légion d’honneur, où il y a un acte de naissance ; parfois mais par erreur le 17 novembre 1785) à Gap (Hautes-Alpes), fils de Motte, François, négociant et de Rounaud, Magdeleine. Entré au 9e régiment de chasseurs à cheval le 6 octobre 1806, brigadier le 1er mai 1807, maréchal des logis le 7 mai 1810, passé gendarme à cheval la 30e légion à Rome le 15 février 1811, maréchal des logis au 5e régiment de cuirassiers le 3 mai 1813, congédié le 24 décembre 1815, il participa à la campagne d’Italie et de Calabre en 1807-1808, d’Allemagne en 1809, de Sicile en 1810, de Prusse et de Saxe en 1813, de 1814 et 1815 en France. Il était chapelier en juillet 1830. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie de l’ancien VIIe arrondissement. Après la révolution, il fut admis à la garde municipale à pied le 4 septembre 1830. Il était garde municipal à la 6e compagnie, caserne des Petits-Pères, puis à la 7e compagnie de la garde municipale à pied, casernée à Tournon. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet, auprès pourtant de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. En 1839, soutien de sa sœur, mère de cinq enfants en bas âge, il sollicita des secours. Il reçut vingt francs de secours en 1839, vingt-cinq francs en 1840, en 1841, en 1842, et en 1843. En 1844, ses chefs le décrivaient comme un « bon et vieux soldat ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1844, de la même somme en 1845, en 1846 et en 1847. En 1852, en instance de retraite, versé dans une compagnie de vétérans fusiliers, sans solde depuis le mois de mai et « sans autres ressources que d’être à la charge de sa famille », il sollicita de nouveaux secours ; il reçut cinquante francs de secours. Il fut décoré de la Légion d’honneur, en date du 28 avril 1841. Il mourut le 20 octobre 1852. Il demeurait 9, rue des Vieilles-Etuves en 1830 ; à la caserne Tournon en 1836-1839 ; à la caserne Saint-Victor en 1846-1847 ; au port de Saint-Ouen en 1852. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VI1, 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH//1946/50.