Mouchot, Joseph
Biographie
Agé de 14 ou 24 ou 44 ans en 1831, né à Villers-aux-Bois (Meurthe-et-Moselle). Garçon de magasin (mais garde magasin in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable). Il fut blessé au poignet gauche par une balle morte. Il était l’un des gardes nationaux qui s’activèrent à la sécurité du château des Tuileries après son envahissement et qui furent désignés par le certificat suivant, délivré le 3 août 1830 : « Le major soussigné, chargé du commandement du château des Tuileries, atteste que MM. les gardes nationaux de la Ville de Paris dont les noms sont rapportés au pied du présent se sont conduits dans leur service au château des Tuileries, depuis le 29 juillet dernier d’une manière digne de tous éloges, non seulement pour la bravoure et l’intrépidité qu’ils ont montrées mais encore pour la probité dont ils ont fait preuve pour la conservation des objets précieux qui se trouvaient dans le château au moment où il a été envahi. Je déclare que c’est particulièrement à leur vigilance active et à leur fermeté imperturbable dans ces moments périlleux qu’est due en grande partie la conservation des objets précieux qui ont été trouvés dans le château et dont l’inventaire a été dressé par M. Mazug, commissaire de police du quartier des Tuileries, chargé par le gouvernement provisoire de faire cet inventaire. Enfin je certifie que ces braves gardes nationaux ont constamment continué leur service de la manière la plus honorable jusqu’à ce jour où ils ont été relevés par un poste du 5e régiment de ligne. » Il reçut un secours à la mairie de son domicile et un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Plus tard absent de Paris, il ne fit pas valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. En 1832, il sollicita l’indemnité accordée à tous les blessés. Il demeurait 11, rue des Blancs-Manteaux en 1830-1831 ; 6, rue Feydeau en 1831 ; passage du Soleil-d’Or, 10, rue de la Pépinière en 1832. Est-ce celui de Maitron ; il est dit dans son passeport de 1831 cheveux et sourcils châtains, yeux gris, barbe blanche, menton rond, visage ovale. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des blessés non classés et de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 420. Il y a in Archives nationales CC//747, Cour des pairs, attentat du 15 mai 1839, un Mouchot, Joseph, demeurant 38, rue de la Mortellerie, inquiété dans l’affaire du 13 mai 1839 pour avoir fait l’objet de la dénonciation suivante : « S’est présenté le sieur Peton, Antoine, Juvénal, âgé de quarante-huit ans, restaurateur, demeurant rue du Rempart-Saint-Honoré, n° 11, lequel nous a fait la déclaration suivante : Dimanche dernier, 12 de ce mois, le nommé Mouchot, Joseph, âgé d’environ 26 ou 28 ans, qui demeure chez son beau-frère, dont j’ignore le nom et la profession, rue de la Tonnellerie n° 38, et qui était chez moi en qualité de garçon de salle depuis trois jours, par extra, a quitté subitement ma maison, à 2 heures de relevée, sans me dire qu’il partait. En allant à ma cuisine, je me suis informé de ce qu’il était devenu et mon chef m’a dit qu’il était parti en lui disant qu’il avait besoin de se rendre près de sa sœur qui était malade. Le lendemain matin, le mari de sa sœur, où il demeure rue de la Tonnellerie n° 38, est venu chez moi demander après lui, parce qu’il était fort inquiet, et j’ai su par lui que sa femme n’était pas malade et que c’était un mensonge qu’avait fait le nommé Mouchot. J’ai dit à son beau-frère que je ne l’avais pas vu. Le lendemain mardi, 14 de ce mois, vers 10 heures du matin, le nommé Mouchot s’est présenté chez moi pour reprendre son travail. Je lui ai fait reproche de son absence, en lui disant que, sans doute, il avait été dans les émeutes pendant les deux jours que nous venions de passer ; qu’il pouvait se pourvoir ailleurs, parce que je ne voulais pas d’émeutier chez moi. Je lui ai réglé son compte et, avant de partir, il est allé boire avec le nommé Alexandre, mon chef de cuisine, demeurant rue des Moulins numéro 30, le nommé Hippolyte, mon aide de cuisine, qui loge chez moi, et un nommé Moulin, machiniste au Théâtre-Français, chez le sieur Dussart marchand de vin rue du Rempart-Saint-Honoré numéro 5. Et, là, le nommé Mouchot leur a déclaré qu’il avait été se battre pendant les journées des dimanche et lundi, et, pour confirmer ce qu’il leur disait, il leur a fait voir une paire de pistolets qu’il avait sous sa redingote, en leur disant qu’il ne craignait rien ; que celui qui viendrait pour l’arrêter, il avait de quoi le satisfaire. » Il y a in Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnité, un Mouchot, Joseph, né vers 1814 à Dieuze (Moselle), cuisinier, demeurant 45, rue Galande en 1845, marié et détenu en 1842 pour raison politique.