Mougnaux, Baptiste ou Mougnaud, Baptiste

Biographie


Né le 24 fructidor an VI (bien sous le nom de Mougnaux, Baptiste dans son acte de naissance) au village de Cros à Saint-Goussaud (Creuse), fils de Mougnaux, Léonard, cultivateur, et de Decoudier, Catherine, son épouse. Maçon. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la cuisse gauche. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Mougnaux, Baptiste). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 1er mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche, de la partie inférieure et externe vers le côté interne du jarret, suivie de la lésion du nerf sciatique, guérie mais avec paralysie incomplète et atrophie de la jambe et du pied. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs (sous le nom de Montagnaux, Baptiste sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il avait épousé, le 16 février 1818 à Saint-Goussaud, Mougnaud, Françoise, née le 10 floréal an X au village de Cros à Saint-Goussaud ; sur l’acte de mariage, Mougnaud, Baptiste (sic) est indiqué comme fils de feu Mougnaud, Léonard (sic), décédé le deuxième jour complémentaire de l’an XII au village de Cros à Saint-Goussaud, et de Decoudier, Catherine ; Mougnaud, Françoise est indiquée comme âgée de quinze ans, fille de Mougnaud, Martial, cultivateur, et de feue Lastaud, Marie, décédée le 24 février 1806, et demeurant au village de Cros à Saint-Goussaud. Il avait deux enfants, Martial, né le 13 septembre 1822 à Saint-Goussaud, et François, né le 9 septembre 1824 aussi à Saint-Goussaud. Il demeurait 136, rue de la Mortellerie en 1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 100 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Montagnaux, Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/68.

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