Moulin, Ernest dit Constant
Biographie
Né vers 1802 ou 1803 à Paris. Employé ou tapissier. Il fut blessé d’une balle qui lui traversa le bras droit, avant de lui froisser le genou, au Palais-Royal le 29 juillet. Il fut soigné à l’ambulance établie par Cadet de Gassicourt. Il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud, il sollicita, en octobre 1830, un secours afin de pouvoir payer son loyer (de vingt-cinq francs). Il reçut, comme blessé, cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé, sans qu’on sache quelle importance apporter à la sincérité de cette mention : « Soldé, n’a rien fait, escroc, Garde royal. » Et aussi : « M. Vavasseur, blessé en juillet, demeurant rue des Lombards, n° 27, est venu le 6 avril déclarer que Moulin dit Constant touche des secours au (ancien) VIe arrondissement. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Ayant perdu sa place, du fait de sa blessure, il sollicita auprès de la Commission une place d’huissier à la Chambre des députés. Il signa (sous l’identité de Moulin, E. dit Constant, « également blessé à côté du Palais ») un certificat en faveur de Bric, Victor, pour attester que ce dernier s’était battu et avait été blessé au Palais-Royal. Il comparut, le 13 avril 1831 (sous l’identité de Moulin, Louis, Ernest, Urimoté, demeurant 123, rue Saint-Honoré), devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Morand, Joseph, Louis et savoir qu’il était actuellement sans emploi et n’avait « aucune ressource pécuniaire ni moyen d’existence ». Il était célibataire en 1830. Il demeurait 123, rue Saint-Honoré, hôtel d’Aligre, en 1830. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3607 : Maison des blessés établie à Saint-Cloud, état nominatif des convalescents qui déclarent avoir besoin de secours pour le paiement de leur loyer ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax (bien sous le nom de Moulin, Ernest, blessé le 29 juillet, demeurant 123, rue Saint-Honoré ) ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VK3 41 in dossier Bric, Victor (sous l’identité de Moulin, E. dit Constant) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (sous le nom de Moreau jeune) ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morand, Joseph, Louis. ATTENTION IL Y A UN PROBLÈME AVEC MOULIN, DIT CONSTANT ET Moulin, Louis, Ernest, Thimothée MARQUÉ DOUBLE SUR LES LISTES DE LA MAIRIE. si c’est le décoré pourquoi il est pas sur les listes du 4e in VD6 3 ?