Moulin, Eugène, Adolphe

Biographie


Né le 10 mai 1800 à Paris. Fils d’un capitaine de l’Empire. Commis marchand. Il reçut plusieurs blessures en combattant en juillet 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1834, dans « la misère la plus absolue », il sollicita des secours. Il fut arrêté le 25 février 1835, prévenu de crime de faux. En 1837, à l’occasion du mariage du duc d’Orléans, il sollicita d’être parmi les candidats dont le mariage fût dotés par la municipalité, mais ne donna finalement aucune suite à son projet. En 1837, malade depuis longtemps, il sollicita de nouveau des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il voyage ordinairement pour une maison de commerce ; mais, en ce moment, il est sans emploi et il se trouve dans la misère ; sa conduite morale et politique paraît être bonne. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1837, et de cent francs en 1838. En 1840, sa femme, Ducournay, Adélaïde, journalière, née vers 1808, était alitée et il demanda des secours ; il reçut cinquante francs. En 1842, il était père de deux enfants et « courtier de commerce mais faisant très peu d’affaires et souvent malade » ; la police le disait « pas heureux » ; il reçut un secours de vingt-cinq francs et un autre de quarante francs. En 1843, il travaillait depuis plusieurs années chez Mesnier, homme de loi, 27 et 29, rue Montorgueil, était père d’un enfant de deux ans, sa femme était enceinte et lui-même était malade de la poitrine. Il reçut un secours de vingt-cinq francs (qu’il ne put toucher faute de s’être présenté) et un autre de quarante francs en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, de quarante francs en 1845, un de vingt-cinq francs et un de quarante francs en 1846, un de vingt-cinq francs en 1847, et un de quarante francs le 3 janvier 1848. Il fut arrêté le 24 juin 1848, alors que, selon sa femme, il se promenait à Vanves en lisant le journal. Il fut déporté à Belle-Île-en-Mer puis à Bône en Algérie. En 1850, sa femme « torturée par mille chagrins, par la maladie, la faim, le froid, le dénuement de tout » sollicitait des secours pour ses deux enfants, plongés « dans la plus affreuse misère ». La police donna sur elle les renseignements suivants : « On fait l’éloge de la bonne conduite et de la moralité de cette femme, qui est réduite à la misère par suite de la transportation de son mari, insurgé de juin et médaillé de Juillet. » Elle reçut un secours de quarante francs pour cette année-là et le même secours de quarante francs en 1851. Il revint d’Algérie en 1851, blessé et ne marchant qu’à l’aide de deux béquilles. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il est arrivé d’Afrique, il y a quelques mois et se trouve dans une affreuse misère. Cet individu est à peu près nul en politique, mais il est représenté de la manière la plus défavorable au point de vue de la conduite et de la moralité. C’est un paresseux, ne vivant que d’aumônes et ne fréquentant que des habitués de cabaret et des voleurs de barrière. Il vit en concubinage avec une femme de mauvaises mœurs et se trouve ainsi que cette femme presque continuellement en état d’ivresse. » Il demeurait 11, rue de la Verrerie en 1830-1831 (mais 7, rue des Prêcheurs in Archives de Paris NAms 153) ; 20, impasse Saint-Sébastien en 1834 ; 9, rue des Canettes près de Saint-Sulpice et 22, rue Pagevin en 1837 ; 121, rue de Sèvres en 1840 ; 53 puis 119, rue du Cherche-Midi, un garni de vingt francs par mois, en 1841 et 1842 ; 26, rue des Brodeurs en 1843 à 1845 ; 11, rue Saint-Placide en 1846 ; sa femme, 144, rue du Cherche-Midi de 1847 à 1851 ; 11, rue de la Comète en 1851, 15, même rue en 1852 puis avenue de Lowendal, maison du Lion d’or ; 29, rue de Ségur en 1855. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78 (sous le nom de Moulins, Eugène, Adolphe) ; Archives de Paris VI1 1, 1837, mariages de Juillet ; Archives de Paris NAms 153 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés non classés et de la 1re classe et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, cas exceptionnels (sous le nom de Moulins, Eugène, Adolphe) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem Ministère de l’Intérieur, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), en date du 23 février 1851, minutes 167-169.

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