Moulin, Louis, Ernest, Thimothée

Biographie


Né le 18 pluviôse an X (7 février 1802) (mais le 4 février 1802 in Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales) à Paris. Ouvrier tapissier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras droit (à lavant-bras droit in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) (mais au genou droit et à lavant-bras droit in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste de diminution de capacité), alors qu’il combattait le 29 juillet au Palais-Royal. Il était célibataire en juillet 1830. Il reçut un secours de cinquante francs, le 30 août 1830, un secours de trente francs, le 11 septembre, un secours de cinquante francs, le 29 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 17 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 28 février 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Robert, Pacifique, Marcellin, Gustave, Scipion, Antoine, médecin, demeurant 108, rue Saint-Honoré ; Delanglard, Marie, Edouard (voir ce nom), médecin, demeurant 320, rue Saint-Honoré ; Craponier, Amand, Constant, Marie, Fidèle, ex-employé, demeurant 123, rue Saint-Honoré. Ils attestèrent parfaitement connaître Moulin, Louis, Ernest, Thimothée et savoir « que ledit sieur Moulin a été blessé au bras droit sur la place du Palais-Royal le 29 juillet dernier en combattant pour la liberté ». De même, le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Robert, Pacifique, Marcellin, Gustave, Scipion, Antoine, médecin, demeurant 108, rue Saint-Honoré ; Druel, Michel, Antoine, limonadier, demeurant 123, rue Saint-Honoré ; Craponier, Amand, Constant, Marie, Fidèle, ex-employé, demeurant 123, rue Saint-Honoré. Ils attestèrent parfaitement connaître Moulin, Louis, Ernest, Thimothée et savoir que ce dernier, ayant « reçu une blessure grave au bras droit dans la journée du 29 juillet, ne peut plus exercer sa profession et se trouve sans ressources et sans aucun moyen d’existence » Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. En 1830, il était le soutien de son père. Il reçut la médaille de Juillet. La mairie reprenait ainsi les avis médicaux sur la nature et les conséquences de ses blessures : « A reçu une blessure au genou droit, et à l’avant-bras droit une balle qui a fracturé le radius ; il reste beaucoup de gêne et de roideur dans les mouvements de la main et de l’avant-bras. » Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 27 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à l’avant-bras droit, de sa partie postérieure et externe vers sa partie supérieure et interne, avec fracture au radius, guérie mais avec déviation de la main, enfoncement des fragments de la fracture du radius vers le cubitus et très grande difficulté dans les mouvements de pronation et de supination. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] IVe arrondissement, il est indiqué comme ayant reçu, comme combattant, cent cinquante francs de la Commission de la mairie du [ancien] VIe arrondissement). Il lui fut accordé, en tant que blessé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs (sous les prénoms dErnest, Louis, Thimothée). Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 20 février 1831. Il signa un certificat de notoriété en faveur de Joseph, Louis, Morand, attestant qu’il le connaissait parfaitement et savait qu’il avait été blessé, le 28 juillet, d’une balle qui lui avait traversé la jambe gauche. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. En 1848, ancien militaire, père de deux enfants, sa femme infirme et lui-même ayant perdu la vue depuis un an, ne pouvant plus travailler, il sollicita pour la première fois des secours. En 1849, il était pensionné aux Invalides et la police renseignait à son sujet : « Bons renseignements sur son compte. La position de ses deux enfants est très nécessiteuse. » Il demeurait 22, rue du Petit-Thouars en 1830-1831 ; 123, rue Saint-Honoré (c’est l’adresse de Moulin, Ernest ici, donc une erreur ; mais il y a aussi 123, rue Saint-Honoré in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) en 1831 ; 36, rue Lepelletier en 1848 ; 16, rue Lepelletier en 1849 ; 12, rue Cadet en 1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 100 (sous le nom de Moulin, Louis, Ernest, Timothée) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 (sous les prénoms dErnest, Louis, Thimothée) ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité (sous le nom de Moulin, Ernest, Louis), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement (l’apostille suivante est inscrite en face de son nom : Pensionné du IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morand, Joseph, Louis ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, blessés de la 3e classe (sous les prénoms dErnest, Louis, Thimothée) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73. ATTENTION IL Y A UN PROBLÈME AVEC MOULIN, DIT CONSTANT ET Moulin, Louis, Ernest, Thimothée MARQUÉ DOUBLE SUR LES LISTES DE LA MAIRIE.

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