Mourant, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 22 mars 1785 (dans son acte de baptême ; parfois mais par erreur le 20 mars 1785) à Versailles (Seine-et-Oise), fils de Mourant, Pierre, Guillaume, perruquier, et de Camelot, Thérèse, son épouse. Entré comme enfant de troupe d’artillerie de la marine le 29 juillet 1805, nommé chevalier de la Légion d’honneur le 17 mai 1813, il servit jusqu’au 10 mai 1815 au 1er régiment des canonniers de la marine, entra au au 6e régiment d’infanterie de la garde royale le 5 juin 1816, fut nommé caporal le 29 août 1816 ; hors d’état de continuer son service, en raison de blessures à la jambe qui lui occasionnaient de la gêne dans les mouvements, il fut réformé. En 1830, il était peintre en bâtiments. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 3 août 1830, le certificat suivant en faveur de Molinary, François, Joseph : « Nous, soussignés, Poulton, Joseph, André (voir ce nom), officier retraité, libraire, rue Chilperic n° 4 ; Lor, Jean-Baptiste, épicier, même rue n° 16 ; Mourant, Jean-Baptiste (voir ce nom), chevalier de la Légion d’honneur, rue de Seine n° 34 ; Lamel, Jacques (voir ce nom), ancien sous-officier, demeurant rue de la Sonnerie n° 6 ; certifions et attestons que le sieur Molinary, Louis François, Joseph (sic), ancien sous-officier instructeur du 2e bataillon de la Guadeloupe, ex-89e légion, s’est trouvé avec nous à l’attaque du Louvre. Après un combat opiniâtre, il s’est élancé le premier à la grille en face l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, est parvenu en escaladant avec quelques-uns de ses camarades à nous faire ouvrir la grille pour parvenir à l’enceinte du Louvre, avec un sang-froid vraiment héroïque. Son premier soin en notre présence fut d’ordonner qu’aucun mal ne soit fait aux blessés ennemis de notre liberté ; s’est transporté aussitôt sur les Tuileries à la tête d’un petit détachement de trente à quarante jeunes guerriers, qui, comme lui, allaient chercher une mort glorieuse pour défendre les droits civils des Français. Etant dans la rue du Carrousel, il a soutenu un combat terrible avec le poste, qui les a forcés à replier pour pouvoir gagner aux Tuileries. Y étant arrivé, s’est empressé lui-même de nommer des factionnaires partout où à sa connaissance il y en avait besoin, pour ne laisser emporter aucune chose qui aurait été susceptible d’être volée, avec toujours le même sang-froid et le même courage. » Il signa, le 3 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chignard, Louis, David : « Nous, soussignés, attestons que dans la journée du 29 juillet M. Louis, David Chignard, ancien officier, né à Demarary dans l’Amérique du Sud, sorti la veille de la prison de Sainte-Pélagie, dans laquelle il était détenu pour dette, demeurant actuellement passage du Commerce-Saint-Germain n° 6, s’est présenté au café du passage Dauphine, au moment où nous nous proposions de marcher sur le Louvre. Qu’étant possesseurs d’un bon pour la délivrance d’un fusil, nous n’avons point hésité, malgré notre ardent désir d’être armés nous-mêmes pour contribuer activement au triomphe de la liberté, de lui céder cet honneur, comme étant par son expérience militaire plus capable que nous d’en faire un usage vraiment utile. Que, parti avec nous, il a marché avec nous et toujours à notre tête sur le palais du Louvre. Que malgré le feu meurtrier des Suisses, un des premiers il s’est précipité sur les grilles du Louvre, en nous adjurant de le suivre et de faire feu sur lui s’il venait à faire un pas en arrière. Qu’après avoir escaladé sous nos yeux les grilles du palais, il a reçu à la tête une blessure qui, malgré sa gravité ne l’a point empêché de marcher en avant et de se battre avec intrépidité jusqu’au moment où nous fûmes maîtres du Louvre. Que le même 29 juillet dans la soirée M. Chignard, que nous croyions mort ou couché sur le champ d’honneur du Louvre, fut amené au poste du même passage Dauphine, couvert de sang et de poussière et frappé au côté gauche d’une seconde blessure, qui l’avait mis hors de combat. En outre et pour acquitter tout à la fois la dette de l’estime et de la justice, nous attestons que M. Chignard est une des vrais braves à l’intrépidité desquels nous devons la prise et le triomphe du Louvre. » Sa médaille lui fut délivrée le 24 juin 1831 et son brevet le 17 août de la même année. Son nom est, comme décoré de la médaille de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet. En juillet 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de quinze francs à titre de décoré non pensionné. En 1835, souffrant depuis quatre ans d’une mauvaise santé, maladie qui provenait selon lui « d’épuisement contracté au service », hors d’état de travailler depuis très longtemps, il sollicita un secours et reçut cent francs. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet auprès pourtant de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Il mourut le 12 avril 1842. Sa veuve reçut un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de veuve d’un médaillé. Il demeurait 5, rue du Chenil à Versailles en 1817 ; 34, rue de Seine en 1830-1831 ; 12, rue de Sèvres en 1833 ; 10, rue de Sèvres en 1834 ; 2, rue de Mâcon au coin de la rue Saint-André-des-Arts en 1835-1837 ; sa veuve, 152, rue de Paris à Belleville en 1850-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1834, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VI1, 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chignard, Louis, David ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Molinary, François, Joseph ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1953/49.

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