Neuilly, Jean, André
Biographie
Né le 12 septembre 1792 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Cultivateur ou vigneron. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait à Suresnes en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39). A l’occasion d’un procès qui eut lieu, le 25 mai 1831 devant la cour d’assises de Paris, pour les troubles qui eurent lieu, le 15 février 1831, au moment du pillage de l’archevêché, et au cours desquels un poste de la garde nationale fut enlevé et un poste de la troupe de ligne, attaqué, il est fait mention, au cours des débats, d’un sabre dont la provenance faisait polémique. Un témoin expliqua en effet sur ce sabre : « Voici l’explication de ce fait : M. Peulvé [le détenteur du sabre en question, N.D.A.] a dit hier qu’il avait pris le sabre dont il était porteur à un officier de lanciers, rue Saint-Honoré. Le fait est faux ; M. Peulvé a acheté ce sabre à un vigneron à Issy. Le témoin Delaloy, qui a déjà été entendu, avait abattu l’officier d’un coup de fusil ; il a pris les épaulettes et le vigneron a pris le sabre. » Dans les listes, il n’y a que trois personnes de qui se rapprochent ces circonstances : Neuilly, Jean, André ; ou Bichard, Louis, Cloud ; ou Farreau, Jean ; les seuls trois vignerons habitant les environs et recensés dans ce dictionnaire. Gazette des tribunaux, 27 mai 1831 ; Gazette des tribunaux, 28 mai 1831 ; Gazette des tribunaux, 29 mai 1831.