Nicolle, Guillaume
Biographie
Né vers 1802 à Clermont (mais à Blauzat ou Planzat illisible in Archives de la préfecture de police AA 405) (Puy-de-Dôme). Ouvrier ou journalier. Il s’illustra à la Grève. Il eut le pied foulé. Père de famille, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitant le quartier de l’Arsenal, certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Nicolle, Guillaume, journalier, père de famille, demeurant rue du Figuier, n° 7, a pris les armes pour la défense de la liberté pendant les journées des 28 et 29 juillet dernier et qu’il s’est battu en brave Français. Certifions de plus que dans un moment qu’il était poursuivi de très près, il était embarrassé dans des barricades de bois et de pierres, du côté de la place de l’Hôte-de-Ville et qu’il s’y est foulé le pied droit, ce qui ne l’a pas empêché, par son courage, de poursuivre l’ennemi de la liberté mais depuis son retour au 29 au soir il n’a pas pu quitter le lit, ce qui l’empêche de travailler. » Signé, le 20 août 1830 : Rollepute, propriétaire de ladite maison ; Mercier ; Bonzi ; Audvie... ; B..., demeurant 7, rue des Barres-Saint-Paul ; Jeo..., demeurant 5, rue Saint-Paul. Suivait deux mentions. La première mention, ainsi rédigée : « Nous, soussigné, commissaire de police d la ville de Paris et spécialement du quartier de l’Arsenal, certifions, sur l’attestation et responsabilité personnelle des sieurs Papin, Edouard, épicier, rue Saint-Paul n° 6, Griffeuille, Joseph, chaudronnier, susdite rue Saint-Paul n° 5, que le sieur Nicolle, Guillaume, âgé de vingt-huit ans, journalier, demeure rue du Figuier-Saint-Paul n° 7, qu’il est marié, ayant un enfant en bas âge, que les faits certifiés d’autre part sont à la connaissance des deux témoins susnommés et que ceux-ci pensent qu’il est dans le cas d’obtenir quelque indemnité accordée aux défenseurs de nos libertés. » Signé, le 21 août 1830 : Griffeuille, Joseph, demeurant 5, rue Saint-Paul ; Papin, Edouard, demeurant 6, rue Saint-Paul. La seconde mention, ainsi rédigée : « Je certifie avoir soigné le susnommé qui a été blessé le 28 juillet dernier et que depuis ce temps il ne peut travailler par suite de contusion qu’il a reçue. » Signé, le 21 août 1830 : Grammaire. Il reçut, après la révolution, un total de soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il fournit à cette Commission les deux certificats mentionnés plus haut. Il demeurait 7, rue du Figuier-Saint-Paul en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 82 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 405.