Nicolle, Céleste
Biographie
Né vers 1800 à Quettreville-sur-Seine (Manche). Commis voyageur dans une fabrique de bronze (sans doute celle de Journeux, voir Journeux, Louis, Barthélemy). Il s’illustra boulevard du Temple, rue Saintonge et rue Saint-Honoré. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la décoration de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie avoir vu M. Nicolle, Céleste, commis de la fabrique de bronze, cour de la Corderie-du-Temple, le 28 juillet 1830 sur le boulevard du Temple au coin de la rue Saintonge, où il se trouvait très animé et le pistolet au poing. Je l‘ai encore vu le 29, revenant de combattre rue Saint-Honoré où il avait eu son pantalon et redingote percés. Ce jeune homme, s’étant dévoué, mérite justice et récompense. » Signé, le 1er septembre 1831 : Gorju, Emile, ouvrier chez Journeux (voir Journeux, Louis, Barthélemy). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Nicolle n’a cessé de prendre une part active aux affaires des trois jours et qu’il est à notre connaissance qu’il a eu son pantalon et redingote troués, rue Saint-Honoré le 29, en combattant les armes à la main. » Signé, le 1er septembre 1831 : Bertrand. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu M. Nicolle, commis de la fabrique de bronze, cour de la Corderie-du-Temple n° 30, combattre le 28 juillet 1830 sur le boulevard du Temple contre un peloton de gardes royaux et qu’à l’encoignure de la rue Saintonge il tirait si vigoureusement et de si près qu’il a forcé un peloton à se rompre et à se mettre en tirailleur pour passer la rue ; le sergent qui commandait ce peloton, nommé Emile Angeniol, peut attester ce fait. Il l’a confessé huit jours après que le hasard nous a fait trouver ensemble. Nous attestons aussi que M. Nicolle avait en ce moment une main ensanglanté. » Signé : Jules, Marc. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « J’ai vu M. Nicolle dans le moment le plus chaud de l’action, rue Saint-Honoré, où il a été fort en danger, ayant son pantalon et redingote troués. » Signé, le 1er septembre 1831 : Marque, J., employé au illisible, 1, rue du Faubourg-du-Temple ; Dubernay ou Duhernay, ouvrier chez Journeux (voir Journeux, Louis, Barthélemy) ; Journeux (voir Journeux, Louis, Barthélemy), fabricant de bronze, demeurant 30, enclos du-Temple. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Nicolle est parti avec moi le 28 juillet des ateliers de M. Journeux (voir Journeux, Louis, Barthélemy), où il s’est dirigé, étant armé, sur le boulevard du Temple et j’ai appris depuis qu’il n’a cessé d’être sur pied et combattu sur divers points pendant le 28 et 29 juillet. » Signé : Roignan (voir Roignan, Pierre, Jacques), commissaire du (ancien) Ve arrondissement. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme non malheureux. Il était célibataire en 1831. Il demeurait 30, cour de la Corderie-du-Temple en 1831. Archives de la préfecture de police AA 405.