Noël, Pierre
Biographie
Cordonnier. Il fut blessé à l’œil droit. Il reçut un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Absent de la capitale pendant plusieurs mois, il ne fit pas valoir ses droits devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la médaille de Juillet et quelques secours. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, Gignet, logeur, demeurant rue de la Cordonnerie n° 6, certifie à qui il appartiendra que le nommé Noël, Pierre, profession de cordonnier, qui a courageusement combattu pour la défense de la liberté pendant les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet, est resté chez moi dans son lit ou le retenaient les blessures qu’il avait reçues ; que pendant cet espace de temps, qui a duré jusqu’à ce jour il n’a reçu aucun secours de personne et qu’il se trouve aujourd’hui sans aucun moyen d’existence. » Signé à Paris, le 14 août 1830. Suivaient les signatures de : Bessand, médecin ; Schildknecht ; Lavault (sans doute le Lavault, limonadier, demeurant 1, rue de la Cordonnerie, qui signa un certificat pour Romanson, Louis ?) ; Bertoud. Il demeurait 6, rue de la Cordonnerie en septembre 1830 ; 8, rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de la préfecture de police AA 405.