Odin, Antoine
Biographie
Né le 11 avril 1790 à Passe-Avant (Haute-Saône). Menuisier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il signa, le 7 août 1831, le certificat suivant en faveur de Lagondé, Théodore, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre connaissance que, dans les mémorables journées des 28 et 29 juillet, le nommé Théodore Lagondé a combattu avec un zèle sans borne. Le 28, il s’est joint à nous, rue Saint-Antoine, pour repousser les gardes royaux. Il a déployé la valeur d’un vieux militaire, dont quelques-uns ont tombé sous ses coups. Le 29 juillet, il déploya le même courage et fut un des braves qui les premiers firent l’attaque du Louvre et ensuite rue de Rohan […]. » En 1834, père de trois enfants en bas âge, il sollicita des secours. La police donna sur lui comme renseignement qu’il n’avait pas trois enfants mais un fils de dix-huit ans et une mère octogénaire à charge et ajouta : « Le produit de son travail est son unique ressource, et sa position n’est pas heureuse attendu qu’il s’enivre souvent. » Le préfet de la Seine informait en revanche : « […] Une maladie assez grave l’a mis dans un état voisin de l’indigence, dont il sortira bien difficilement si l’on ne vient à son secours ; car le produit de son travail suffit à peine aux besoins de ses trois enfants, de sa femme et de sa mère, âgée de soixante-dix-huit ans, qu’il a recueillie. M. le maire du VIIIe arrondissement verrait avec plaisir que la demande du sieur Odin fût accueillie et, quel que soit le secours que vous accorderez à ce père de famille, je suis persuadé moi-même, monsieur le ministre, qu’il recevra un utile emploi. » Il reçut cent francs de secours en 1834. Il demeurait 185, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830-1831 ; 3, rue Saint-Bernard-Saint-Antoine en 1834. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Mathigaud ; Archives nationales F/1dIII/69 ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lagondé, Théodore.