Oriol, Guillaume, Antoine
Biographie
Né à Lyon (Rhône). Militaire jusqu’en l’an X, il entra, le 21 juillet 1809, dans l’administration des contributions indirectes, à Uzès (Gard), et y resta jusqu’en 1815, « époque où il fut réformé pour cause d’opinions », écrivait-il. Ouvrier au roulage en juillet 1830. « Réprouvé par l’ancien gouvernement, il s’est résigné à un profond silence jusqu’aux mémorables journées de juillet dernier, pendant lesquelles il a pris les armes et a donné des preuves de son dévouement et de son attachement à la cause de la liberté », écrivait-il toujours, en sollicitant d’être réintégré dans l’emploi dont il avait été privé depuis 1815. Sa demande était ainsi apostillée par un de ses anciens patrons : « J’ai l’honneur de recommander à MM. les membres composant la Commission pour les récompenses nationales le sieur Oriol. Cet ancien employé des contributions indirectes a travaillé pendant plus d’un an dans ma maison de roulage et sa conduite et ses sentiments patriotiques m’ont prouvé qu’il mérite de rentrer dans la patrie qu’il a autrefois suivie. » Signé, le 21 octobre 1830 : A. Galloz illisible. Il joignit à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, déclarons qu’il est à notre connaissance que M. Oriol a pris les armes le 27 juillet et qu’il s’est battu les 27, 28 et 29, que pendant ces trois journées il a montré de la fermeté, du courage et du dévouement à la patrie. » Signé, le 4 octobre 1830 : Lair, Nicolas, Florent (voir ce nom), demeurant 40, rue du Faubourg-Poissonnière ; Hennon, demeurant 11, rue Neuve-Saint-Denis ; Goannes, demeurant 11, rue des Messageries ; Redarez, demeurant 44, rue Neuve-Saint-Martin ; Deloste, Charles, demeurant 6, village d’Orsel à Montmartre, qui précisait : « Je déclare avoir vu M. Oriol le 28 juillet dernier, se battant contre l’ex-garde royale sur les boulevards Bonne-Nouvelle » ; Collignon, capitaine au 2e régiment d’infanterie de ligne, demeurant 20, carré Saint-Martin ; Pascal, demeurant 15, rue Neuve-Saint-Eustache ; Fleury, Cl., demeurant 15, rue des Couronnes à La Chapelle ; Caval, Charles (voir ce nom ?), adjudant-major à la IIIe légion, qui ajoutait : « J’atteste que je connais depuis de longues années M. Oriol, que je l’ai toujours vu animé du plus pur patriotisme et que sa moralité et sa conduite lui méritent toute estime et protection. » Willemesens, négociant, demeurant 25, rue des Fossés-Montmartre, qui ajoutait : « Je, soussigné, certifie avoir rencontré le 28 juillet 1830, le sieur Oriol, les armes à la main, marchant au combat pour la défense de nos liberté. » Viallon, demeurant 15, rue Neuve-Saint-Eustache ; Louvrier, pharmacien aux Tuileries, demeurant 14, rue du Grand-Chantier, qui ajoutait : « Je certifie que M. Oriol a protégé les blessés qui étaient tombés à ses côtés le 29 juillet dans la rue de Rohan. » Auffroy, Martin illisible, demeurant 78, rue de Cléry ; Pacot dit Pacot d’Yenne, Jean, Louis, François, Numa, « blessé le 29 juillet », demeurant 5, rue Ribouté ; Thomasson, demeurant 38, rue Hauteville, qui précisait : « Je, soussigné, atteste avoir vu M. Oriol dans la journée du 28, au coin de la rue Sainte-Apolline, faisant feu sur la garde royale stationnée sur le boulevard. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demeurait 11, rue Neuve-Saint-Denis en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/69.