Pacaut, Pierre
Biographie
Né le 2 janvier 1810 à Cusset (Allier). Tailleur d’habits. Il fut blessé par un coup de crosse de fusil reçu à l’œil gauche, le 29 juillet entre 16 et 17 heures, au Palais-Royal « au moment où il allait prendre un fusil pour la défense commune ». Il fut soigné à l’ambulance du 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il reçut (sous le nom de Pacaud) un secours de cinquante francs sur la souscription ouverte en faveur des blessés recueillis dans l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il reçut (sous le nom de Pacaud, Pierre) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 1er février 1831, la conclusion suivante : « Se plaint d’avoir reçu une contusion à la base de l’orbite du côté gauche, laquelle contusion n’a laissé après elle ni difformité ni infirmité et ne saurait donner lieu à une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. En février 1831, il écrivit à la Commission des récompenses nationales une lettre comme quoi, ayant demandé une sous-lieutenance et n’ayant pas lu son nom dans la liste des 95 promus à cette récompense son nom, il renonçait à celle-ci, d’autant qu’il n’était pas tombé au sort et qu’il lui eût fallu aller à l’encontre du désir de ses parents ; il demandait en remplacement, une place de percepteur dans le département de l’Allier, d’un traitement au moins égal à mille huit cents francs. Il demeurait 1, rue Babille en 1829-1831. Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de l’ambulance et soumis à l’autorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., p. 14 (sous le nom de Pacaud) ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ( deux fois, il signe du nom de Pacaud) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41.