Paquot, Nicolas

Biographie


Né le 8 octobre 1788 (mais le 16 octobre 1789 in Archives nationales F/1dIII/82) à Revigny près de Bar-sur-Ornain (Meuse), fils de Paquot, Philippe et de Nicolas, Jeanne. Enrôlé volontaire le 21 janvier 1807, congédié pour infirmités le 6 août 1808, ayant servi en 1815 comme adjudant dans le 1er corps franc de la Meurthe, puis dans le régiment de ligne de chasseurs à cheval de la Meurthe, où il servit jusqu’à son licenciement « avec honneur et probité », selon un certificat délivré par Longeaux, chef de bataillon du 1er régiment de la Meurthe, ou encore où il se distingua « par son courage et sa bonne conduite », selon Viriot, colonel commandant les corps francs de la Meurthe. Marchand colporteur en 1830. En 1832, il sollicita auprès du roi une place de sous-lieutenant dans la garde nationale mobile en service détaché, appuyant ainsi sa requête : « Sa conduite en juillet a été prouvée par plusieurs certificats qui ont été déposés entre les mains de M. Buchoz-Hilton, colonel du 1er régiment des volontaires de la Charte, duquel il faisait partie en qualité d’adjudant sous-officier. Il fit mettre à l’ordre que MM. Les officiers, sous-officiers et soldats étaient invités à déposer entre ses mains les papiers et certificats attestant leur conduite pendant les glorieuses journées, pour qu’ils puissent obtenir la récompense due à leur courage et à leur dévouement. Ce n’est que trop longtemps après qu’il apprit que le colonel, tombé depuis en disgrâce, n’avait point remis les pièces à la Commission des récompenses nationales ; qu’enfin il s’y présenta avec de nouvelles pièces mais le travail était clos. » Sa demande était apostillée par le général de Lacroix, baron de Boegard (voir ce nom), qui précisait : « Le pétitionnaire par sa conduite et sa moralité a des titres à la bienveillante sollicitude de Sa Majesté, d’autant que son patriotisme est connu et son dévouement, éprouvé ; n’a pris aucune part aux émeutes. » Il fournit à l’appui de sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que M. Paquot, ancien adjudant sous-officier au 1er régiment des chasseurs de la Meurthe, lors de notre glorieuse révolution, quitta son commerce de marchand, pour participer à notre régénération. Le 28 au désarmement des postes du Petit-Vaugirard, de la barrière du Maine, il lut une proclamation au peuple, tendant à exciter les troupes, à embrasser le parti de la cause nationale, et aux habitants de se joindre aux masses pour défendre la liberté et nos lois constitutionnelles. Le 29, à la prise du Louvre et des Tuileries, ensuite rue Rohan et Saint-Nicaise. Rentré aux Tuileries dans le pavillon Marsan, il fut placé en sauvegarde dans les appartements de madame la duchesse de Berry ; relevé de ce poste, il sut, par son courage et son sang-froid, faire sortir d’un des caveaux où était l’argenterie, des individus qui pillaient et les força à remettre les objets dont ils s’étaient emparés, ensuite ferma la porte et se posa en sentinelle à l’entrée pour empêcher de nouvelles tentatives. Le 30, il fut à Saint-Cloud, le 3 août à Rambouillet. A son retour il vint à Picpus, où se formait le 1er régiment des volontaire de la Charte. Il y fut admis en qualité d’adjudant sous-officier et par suite d’une revue de M. le maréchal de camp Joly, de M. le baron Beauvert sous-intendant militaire, le 15 août à la caserne Picpus, il fut réformé pour n’être pas en harmonie avec le mode de recrutement, resta en dépôt à la barrière de Vincennes dans la caserne de l’ancienne gendarmerie, chargé de la surveillance, de la discipline, de l’ordre et du service. Il fut transféré avec le dépôt dudit régiment à la caserne Babylone d’après une seconde revue. Il fut chargé par M. le maréchal de camp Joli de conduire trois cents réformés à la disposition de monsieur le préfet de la Seine, qui donna l’ordre à M. Paquot de conduire ces hommes aux travaux de secours, qu’il a également empêché que ces hommes ne se joignent aux ouvriers qui cassaient les mécaniques, qu’il a maintenu l’ordre et la tranquillité et rempli ses devoirs avec exactitude ; que nous le connaissons pour un homme d’honneur, un bon citoyen, un brave patriote. » Signé, le 25 août 1830 : Pontaillier (voir Pontaillier, Etienne, Hippolyte), capitaine ; Chertier (voir Chertier, Vivant), chef de bataillon ; Gateau, maréchal, demeurant à Vaugirard ; George, lieutenant de la garde nationale, demeurant à Vaugirard. Il était compris dans une liste de combattants que de Lacroix, baron de Boegard (voir ce nom), président de la Commission des réclamants combattants de Juillet, faisait parvenir, dans deux lettres en date des 15 juin et 6 août 1832, au ministre de l’Intérieur, afin de solliciter une réponse sur l’issue des démarches faites par plusieurs des combattants qui estimaient avoir été lésés dans leurs droits aux récompenses nationales. Ces combattants, faisait savoir de Lacroix, « désavouent ceux d’entre eux qui auraient pu participer aux derniers événements qui ont ensanglanté la capitale (l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, N.D.A.) ; loin d’eux toute idée de renverser un trône qu’ils ont élevé au prix de leur sang ! Ils ne désirent que prouver au gouvernement du roi qu’ils sont et seront toujours prêts à mourir pour la dynastie qu’ils ont fondée. […] La plus grande partie des réclamants ont déjà la médaille et se sont toujours empressés, à chaque émeute, d’aller combattre les agitateurs et de faire rentrer dans le devoir, par leurs conseils, ceux de leurs camarades qu’on aurait pu égarer un instant […] ». De Lacroix donnait les précisions suivantes sur les faits dans lesquels s’était illustré le réclamant : « Combattit au Petit-Vaugirard, barrière du Maine, prise du Louvre et des Tuileries. Demande la Croix de Juillet, le grade de sous-lieutenant ou une place dans la salubrité. Sacrifia son commerce à la cause nationale. Il contribua à réunir beaucoup d’hommes sous les armes et sur leur faire respecter l’ordre. On cite de lui beaucoup de traits de courage. » Paquot demeurait 65, Grand-Rue à Vaugirard en 1830 ; 358, rue Saint-Jacques en 1832 mais 1, rue de Paris à Belleville en 1832 in Archives nationales F/1dIII/82. Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82.

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