Pascot, François
Biographie
Né le 8 mars 1789 à Dole (Jura), fils de Pascot, Jean et de Merciaux, Marie. Fabricant de peignes. Il aida à hisser le drapeau tricolore sur les tours de Notre-Dame. Il fut blessé, le 28 juillet rue Montorgueil, d’un coup de feu au crâne. D’abord transporté à l’hôpital Saint-Merri, il fut ensuite transféré à l’Hôtel-Dieu, où il mourut des suites de sa blessure, le 31 juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le certificat suivant constatait les circonstances de son décès : « Nous tous, locataires demeurant rue Bailly n° 7 cour Saint-Martin, maison de M. Hugonin, propriétaire, attestons et certifions que François Pascot, occupant une chambre depuis cinq ans dans ladite maison, ayant été le 28 juillet posé le drapeau tricolore sur les tours Notre-Dame et que se défendant en brave il fut blessé d’une balle à la tête. Il fut transporté d’abord à l’hospice provisoire de Saint-Merry. Il demanda à revenir chez lui mais ne pouvant lui administrer les secours nécessaires il fut transporté le 29 juillet à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Roch et Saint-Antoine n° 13 et que plusieurs de nous locataires sommes allés le voir le 30 et 31 juillet, jour de son décès à 3 heures du soir. » Signé, le 16 août 1830 (pour les noms lisibles) : Derbecourt, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Paris, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Watrelos, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Prevot, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Cochet, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Empereur, épicier, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Lecomte, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Thomas, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Crucifix, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Bonpoin, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin ; Chocarne, demeurant 7, rue Bailly cour Saint-Martin. Le 28 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Chocarne, Claude, charcutier, demeurant 7, rue de Bailly ; Watrelos, Joseph, passementier, demeurant 7, rue de Bailly ; Lafrance, Charles, Alexandre, tourneur en cuivre, demeurant 7, rue de Bailly. Ils attestèrent que Pascot, François était « sorti de chez lui le 28 juillet dernier pour aller à la défense de la liberté et a été blessé le même jour rue Montorgueil par la garde royale et qu’il est mort le 31 du même mois à l’Hôtel-Dieu des suites de sa blessure ». Il laissait une veuve, Dechanaud, Philiberte, née le 22 septembre 1782 à Lyon, qu’il avait épousée le 22 août 1809 à Lyon ; sur l’acte de mariage, Pascot, François est indiqué comme le fils de feu Pascot, Jean et de Merciaux, Marie ; Dechanaud, Philiberte est indiquée comme la fille de feu Dechanaud, Antoine, fabricant, et de Blanc, Françoise, demeurant rue Puis-de-Sel à Lyon. Elle reçut un secours de deux cents francs, le 16 août 1830, un secours de cent francs, le 21 août, un secours de cent vingt francs (Envoyé à M. le maire de Lyon, est-il annoté en face de son nom, le 23 mai 1831, un secours de cent quatre-vingts francs et un autre de cent vingt-cinq francs à valoir sur les deux cent cinquante alloués à son enfant le 15 septembre 1831 (Sur l’acquit de M. Dubail procuration, est-il annoté en face de son nom), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordé (sous le nom de Dechapaud, Philiberthe) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi trois enfants, tous nés à Lyon : Barbe, Marine, le 1er juin 1811, Benoit, Joseph, le 31 juillet 1812, et Louis, le 15 juin 1814 (par erreur le 16 juin 1814 deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins et Etat nominatif des enfants des citoyens tués en juillet 1830, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.), qui fut pensionné et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Lalive, Joseph, fabricant d’étoffes de soie, subrogé-tuteur, demeurant 5, montée des Grands-Capucins (Lyon) en 1831. Pascot, François demeurait 56 ou 58, rue du Puits-du-Sel à Lyon de 1809 à 1811 ; 7, rue Bailly, cour Saint-Martin, une chambre, de 1825 à 1830 (mais rue Bailly, 9, cour Saint-Martin in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830 ; à rapprocher de l’adresse de Peterman, Dominique ; bien 7, rue Bailly in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc.) ; sa veuve, à Lyon en 1830 ; 109, quai Bourgneuf à Lyon en 1831. Le nom de Pascot (F. Pascot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 274 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 38, p. 108 pour l’enfant ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat des blessés reçus dans les établissements de la 1re division des hôpitaux et hospices civils de Paris, domiciliés dans le (ancien) VIe arrondissement, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessus de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, orphelins des départements, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559 un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.