Pauchet, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 6 pluviôse an XIII (27 janvier 1805) à Corbeil-Cerf (Oise), fils de Pauchet, Marie-Madeleine, domestique. Tailleur de pierre. Il sortit de chez lui armé d’un fusil, le 29 juillet, avant d’être blessé d’un coup de feu à la hanche droite, rue Saint-Honoré près du Palais-Royal. Marié et père de famille, il reçut (sous le nom de Pochet, J.-B.) un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, cinq cent vingt-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le 7 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Lepage, Nicolas, Séverin (voir ce nom), menuisier, demeurant 5, rue Perrin-Gosselin ; Manigot, Antoine, ferblantier, demeurant 7, rue Perrin-Gosselin ; Devaux, Alexandre, marchand de vin, demeurant 3, rue Perrin-Gosselin. Ils attestèrent parfaitement connaître Pauchet, Jean-Baptiste et savoir qu’il était « sorti de son domicile le 29 juillet dernier, armé d’un fusil pour combattre pour la liberté et qu’il a été atteint d’une balle à hanche droite et à l’os des îles et ce dans la rue Saint-Honoré près du Palais-Royal ledit jour 29 juillet ». Le 8 avril 1831, devant le maire du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Manigautt, Antoine (sic), ferblantier, demeurant 7, rue Perrin-Gosselin ; Devaux, Alexandre, marchand de vin, demeurant 3, rue Perrin-Gosselin ; Fauvet, Pierre, serrurier en bâtiment, demeurant 3, rue Perrin-Gosselin. Ils attestèrent parfaitement connaître Pauchet, Jean-Baptiste et savoir que « marié, père de deux enfants, ayant été blessé dans la journée du 29 juillet dernier, [il] est maintenant hors d’état d’exercer sa profession et de pourvoir à son existence et à celle de sa famille ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 31 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la partie inférieure du ventre et supérieure du bassin du côté droit, du milieu de la région iliaque externe de la hanche vers la partie antérieure, inférieure et externe du ventre, après avoir traversé l’os des îles ; guérie mais avec une hernie commençante à travers la cicatrice des parois de l’abdomen. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cent francs. Il signa, le 14 août 1830 et comme « blessé le 29 juillet, garde national de la XIe légion », le certificat suivant en faveur de Disdier, Edouard, Auguste : « Nous, soussignés, certifions que le jeune E., Auguste Disdier, demeurant chez son père, rue des Lions-Saint-Paul n° 13, a donné dans les immortelles journées de Juillet, des preuves du patriotisme le plus ardent, qu’il a pris part à plusieurs actions, que nous l’avons vu partout, excitant nos braves à la défense commune, partager leurs périls et leurs travaux, former des barricades, marcher en patrouille et que sa conduite a mérité les plus grands éloges. » Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (il n’est pourtant pas décoré de la croix comme les autres signataires) (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Il reçut sa médaille le 28 juin, et son brevet le 17 août 1831. Il s’était marié avec Besse, le 13 novembre 1824 à la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, et était père de deux enfants en 1831, dont Marie, Louise, Constance, née le 4 août 1829 à Paris. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1835. En 1836, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Toujours dans une position extrêmement gênée ; marié et père de plusieurs enfants, qui sont à sa charge, il n’a pour ressources que sa solde de tambour de la garde nationale. Il continue à jouir d’une bonne réputation sous le rapport de la conduite et de la moralité. » Il reçut cette année-là un secours de cinquante francs. En 1837, la même administration rapportait : « Il est tambour de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale. […] Il doit un terme de loyer. On assure qu’il mène une bonne conduite. » Il reçut quarante francs de secours en 1838, vingt francs en 1839, vingt-cinq francs en 1840. En 1847, les renseignements pris à son sujet par le cabinet du préfet de police rapportaient : « Touche soixante francs par moi, comme tambour dans la XIe légion de la garde nationale. Il vit séparé de sa femme, qui a été obligée d’abandonner le domicile conjugal à cause des mauvais traitements qu’elle endurait. Le nommé Pauchet a deux enfants à sa charge et paraît être dans une position gênée. Cet individu a été condamné à quinze jours de prison par le tribunal de la Seine, le 29 décembre 1843, pour rébellion et outrage aux agents. » En 1849, sans travail, père de trois enfants, il sollicita des secours. La même administration renseignait sur son compte : « Ex-tambour dans la XIe légion, ex-montagnard puis gardien de Paris actuellement réformé, […]. Il s’occupe peu de politique subversive ; il est maintenant sans occupation. » Il reçut cinquante francs de secours en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, toujours sans travail depuis longtemps, il sollicita encore ; l’administration rapportait : « Ouvrier plombier, se trouve dans une position malheureuse par suite du peu d’ouvrage qu’il a et de ses charges de famille (trois enfants dont deux à sa charge). Il jouit d’une bonne réputation et a une conduite régulière. C’est un homme d’ordre, qui mérite tout intérêt. » Pauchet reçut alors soixante francs de secours. Et en 1852 : « […] Veuf avec trois petits enfants à sa charge. Il manque souvent d’ouvrage ; il gagne deux francs cinquante par jour. Sa position est fort précaire. Bons renseignements sous tous les rapports. Pauchet est digne d’intérêt. » Il reçut soixante francs de secours en 1852, soixante francs en 1853 et cinquante francs en 1854. Il demeurait 8, rue Perrin-Gasselin en 1830 ; 2, rue Neuve-Saint-Anastase en 1830-1831 ; 8, rue de la Sonnerie en 1831 in Archives nationales F/1dIII/35 A ; 11, rue de la Sonnerie en 1835-1837 ; 26, bd du Montparnasse en 1847 ; 342, rue Saint-Jacques en 1849 ; 354, rue Saint-Jacques de 1851 à 1854. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 109 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 4e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, idem blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, blessés de la 4e classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 385 in dossier Disdier, Edouard, Auguste ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74 (sous le nom de Pauchet, Jean), idem, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851 (sous le nom de Pauchet, Jean-Baptiste), idem, Proposition, en date du 30 juin 1851, d’accorder à onze décorés, médaillés, blessés et veuve d’un médaillé de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 690 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 191-192 (sous le nom de Pauchet, Jean-Baptiste), idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de Pauchet, Jean-Baptiste), idem Proposition d’accorder à onze décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 655 francs, minutes 269-271, en date du 17 février 1853 (sous le nom de Pauchet, Jean-Baptiste).