Pauchon, François, Alexandre
Biographie
Né le 6 ou le 8 juillet 1788 (le 8 juillet 1788 chaque fois in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris. Ancien caporal au 9e régiment d’infanterie. Commis menuisier (ou charpentier à Boulogne dans le rapport de Sensier mais menuisier à Boulogne chaque fois in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/37 et aussi in Archives de Paris VK3 39). Il fut blessé d’un coup de baïonnette à l’œil droit par un grenadier de la garde royale, le 29 juillet sur le boulevard des Italiens. Porté à l’ambulance de Hermé (voir Hermé, François, Aglaé), pharmacien 11, rue des Martyrs, il y fut soigné jusqu’au 13 août par le pharmacien et par le docteur Dufour (voir Dufour, François, Etienne). Le pharmacien Hermé lui délivra le certificat suivant, en date du 13 août 1830 : « Je, soussigné, certifie que le nommé Pochon, François, Alexandre (sic) a été blessé à l’œil droit par un coup de baïonnette qu’il a reçu le 29 juillet sur le boulevard des Italiens et que depuis ce temps je l’ai gardé chez moi, où il a reçu gratuitement tous les soins qui lui ont été nécessaires. » Le docteur Dufour (voir Dufour, François, Etienne) lui délivra le certificat suivant, en date du 23 août 1830 : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin et commissaire du bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant rue Coquenard n° 54, certifie avoir donné mes soins au sieur François, Alexandre Pochon, porté à l’ambulance de la rue des Martyrs n° 11, maison de M. Hermé, pharmacien, qui a fourni les médicaments gratis. La blessure produite par un coup de baïonnette, qui avait placé l’œil droit presque hors de l’orbite, par la forte inflammation survenue aux positions environnantes, a nécessité deux saignées, vingt-cinq sangsues et une diète rigoureuse de dix jours. En ce moment le nerf optique est paralysé, de sorte que si Pochon recouvre la vue de cet œil, ce ne sera qu’au bout d’un temps encore très long et par les soins assidus que je ne cesserai de lui donner. » Le 21 septembre 1830, le docteur Demours lui délivra un certificat comme quoi il avait définitivement perdu l’œil droit et que « son œil gauche a besoin des plus grands ménagements, surtout pendant plusieurs semaines ». Le 26 octobre 1830, le docteur Bonmayrou, de Boulogne, lui délivra un certificat identique. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il avait épousé, le 22 juillet 1807 à la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, François, Marie, Jeanne, Françoise, née le 27 janvier 1791 à Paris et avait deux ( ???) enfants. Il reçut un secours de soixante-dix francs en août et un autre de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le 11 avril 1831, le maire de Boulogne lui délivra un certificat pour attester qu’il ne jouissait « d’aucune aisance et que, père de famille, il ne peut subvenir aux besoins de sa femme et six enfants ». Le 11 avril 1831, à la mairie de Boulogne, comparurent : Brunet, Jean-Baptiste, charpentier, demeurant à Boulogne ; Clairet, Etienne, maître maçon, demeurant à Boulogne. Ils attestèrent que « la blessure reçue par M. Pauchon, et qui l’a privé de l’œil droit, a eu lieu aux affaires de juillet dernier ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement et auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné (sous le nom de Pochon, François, Alexandre), donna, le 31 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu une blessure par arme blanche (coup de baïonnette) à l’angle interne de l’œil droit, d’où est résultée une amaurose incomplète, circonstance qui doit le faire ranger dans la troisième classe des blessés. » Il fut pensionné de trois cent cinquante francs comme blessé de Juillet de la 3e classe. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1842, père de famille, « ayant eu le malheur de perdre son établissement à la révolution de 1830, […], se trouvant aujourd’hui dans la détresse », il sollicita un secours « qui le mettrait à même de faire honneur à ses affaires et d’adoucir sa malheureuse position ». Il reçut vingt-cinq francs. En 1843, « veuf depuis douze ans, ayant deux enfants, […] sans travaux et accablé de douleurs, […] perdant la vue de jour en jour, ne pouvant plus continuer son état », il sollicita un nouveau secours. La police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Fruitier, est marié et père d’un enfant ; il demeure depuis longtemps 101, rue de la Harpe, où il est bien famé sous tous les rapports. Il n’est pas heureux et sa femme, qui est malade depuis quatre mois, contribue à augmenter sa gêne. » Un secours de vingt-cinq francs lui fut alloué mais il ne se présenta pas pour les toucher. Il demeurait route de la Reine à Boulogne en 1830-1831 ; 15, rue Saint-Thomas-du-Louvre en 1842 ; 101, rue de la Harpe puis 71, rue Saint-André-des-Arts cour du Commerce en 1843. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 40 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 44 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 109 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Saint-Denis lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 113 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 28 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Dautricour, François) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement et noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (sous le nom de Pauchon, Augustin, François, Alexandre) ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pochon, François, Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIIe arrondissement, arrondissement de Saint-Denis, blessés de la 3e classe.