Pedrott, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 11 août 1812 à Paris. Garçon menuisier chez Louvet, 6, rue Verderet. Sa situation de famille était ainsi consignée par la mairie de l’ancien IVe arrondissement : « Pédrott est fils d’un pauvre pécheur, Claude, Charles, François, Pédrott. Sa mère, Marie, Françoise Audot, n’existe plus. Il est le seul soutien de son père, âgé de soixante-quatre ans, infirme et inscrit au rôle des indigents. Le père de Pédrott a deux autres enfants, deux filles, dont l’une est repasseuse et l’autre en apprentissage chez une modiste. » Ses faits et actions honorables furent ainsi consignés par la même mairie : « Pédrott est sorti de chez lui sans arme le 27 juillet à 7 heures du soir. Est allé rue Saint-Honoré et, de là, quai de l’Ecole ; accompagna à la morgue avec un grand concours de peuple un homme tué rue Saint-Honoré ; le 28, est sorti de chez lui à 6 heures du matin ; s’est rendu à la caserne de Picpus, occupée par des gendarmes, a concouru à leur faire mettre bas les armes, s’est emparé d’un fusil ; a coopéré à la formation d’une barricade vers la rue Sainte-Marguerite dans le faubourg Saint-Antoine ; s’est battu contre la garde royale et a été désarmé par elle mais sans être blessé ; a ensuite été sur les boulevards ; y a travaillé toute la soirée et toute la nuit à couper les arbres et à former les barricades ; le jeudi 29, a coopéré au dépavage des rues et à l’élévation des barricades de la rue Saint-Honoré. » Il ne fut pas blessé. Les observations suivantes sont annotées à son dossier : « Pédrott n’a pu fournir aucune attestation mais son récit, non préparé, était empreint d’un caractère de vérité qui permet de ne pas le révoquer en doute. A sa demande, on l’a recommandé au colonel Sourd, colonel du nouveau régiment des lanciers d’Orléans et il est entré dans ce régiment. Ce jeune homme annonce que si l’on croit sa conduite digne de quelque récompense et si on lui accorde quelques secours il entend les consacrer entièrement au soulagement de son vieux père qui a quelque espoir d’être admis dans un hospice. » Il demeurait 193, rue Saint-Honoré en 1830. Archives de Paris VD6 288 n° 7, Rapport sur les faits et actions honorables et les accidents éprouvés, et sur les autres renseignements recueillis et relatifs aux événements des 27, 28 et 29 juillet 1830 dans les rues […] faisant partie du IVe arrondissement municipal de la Ville de Paris.