Pégot, Théodore
Biographie
Un certificat de notoriété délivré en sa faveur attestait ainsi sa participation aux journées de Juillet : « Nous soussignés, habitants des rues des Rosiers et des Hospitalières-Saint-Gervais, déclarons que M. Pégot, marchand de vins, rue des Rosiers n° 11, s’est présenté le 28 juillet un des premiers au poste de la rue des Hospitalières-Saint-Gervais, qui était vacant par la fuite des gendarmes, qu’il l’a organisé avec d’autres citoyens et en a été le chef, que par son zèle et son dévouement il a maintenu la tranquillité du quartier, et a fourni à ses frais de la poudre et du plomb pour confectionner un nombre considérable de cartouches, qu’il nous a distribuées ainsi qu’aux autres citoyens qui en manquaient. » Signé, le 1er août 1830 (pour les noms lisibles) : ..., marchand boucher, demeurant rue Vieille-du-Temple ; Piquois illisible, dit Cauchois, négociant, demeurant rue des Rosiers ; Dougny, demeurant puis 15, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; Bouron illisible, puis 15, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; Duclin illisible, dit P..., voltigeur à la VIIe légion, demeurant 7, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; Henry illisible, grenadier à la VIIe légion, demeurant puis 20, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; Aufray, propriétaire, sergent des voltigeurs à la VIIe légion, demeurant 9, rue des Rosiers ; Garrigue, caporal à la VIIe légion, demeurant rue Bourtibourg. Peu après la révolution, il était tombé malade et regagna ses foyers à Toulouse. Non compris dans les listes de citoyens distingués par une récompense nationale, parce que sa demande était parvenue trop tard à la Commission des récompenses nationales, il protesta auprès du ministre de la Guerre, sans doute en vain. Il demeurait 11, rue des Rosiers en 1830 ; à Toulouse en 1832. Archives nationales F/1dIII/70.