Peise, Marie, Jean-Louis, Napoléon
Biographie
Né vers 1809 à Aix (Bouches-du-Rhône). Architecte ou employé à la préfecture de la Seine en 1831. Il s’illustra dans la rue Saint-Martin et au Louvre. Il déposa, conjointement avec Barré, Eugène, Pierre, Louis, un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, afin de solliciter la Croix de Juillet. Le père de Barré, Barré, L., capitaine commandant de la 2e compagnie du 1er bataillon de la XIe légion et demeurant 37, rue de Vaugirard, fit parvenir, le 9 septembre 1831, la lettre suivante à la nouvelle Commission : « Deux braves jeunes gens, l’un bachelier en droit et l’autre employé à la préfecture de la Seine, ont, par leur conduite pendant les mémorables journées de juillet 1830, mérité la décoration accordée au courage ; à une demande qu’ils en avaient faite étaient joints les certificats les plus honorables ; mais toutes ces pièces ont été égarées ; ces jeunes gens n’ont pu être portés au nombre de ceux qui ont obtenu la décoration de Juillet. Aujourd’hui qu’il est question d’accorder un nouvel élan pour présenter des demandes de cette glorieuse décoration, je viens vous prier, M. le président, d’avoir la bonté de comprendre ces deux jeunes gens sur votre liste. Le premier est mon fils, Barré, Eugène, Pierre, Louis, chasseur de la 2e compagnie du 1er bataillon de la XIe légion. Le deuxième, M. Peise, Marie, Jean-Louis, Napoléon, sergent de la même compagnie. J’aurai l’honneur de vous adresser en temps utile une demande en règle avec les pièces que vous jugerez nécessaires de produire à l’appui. Je suis, etc. » Le certificat suivant était joint au dossier : « Je, soussigné, déclare qu’il est à ma connaissance personnelle que MM. Peisse, Napoléon (sic) et Barré, Eugène, tous les deux chasseurs dans la 2e compagnie du 1er bataillon de la XIe légion, ont pris part, les armes à la main, à la révolution de Juillet ; qu’ils ont été, les premiers, à se montrer aux rangs de l’insurrection, que chacun de leurs moments, dans les trois journées de Juillet, ont été consacrés à la défense des libertés et qu’ils se sont trouvés notamment à l’attaque du Louvre ; en un mot, que leur conduite dans cette glorieuse a noblement répondu à ce qu’elle avait été jusque-là, celle de deux jeunes gens tout dévoués à la liberté et à leur pays, conduite qui depuis juillet ne s’est pas démentie un seul instant. » Signé, le 1er novembre 1831 : Boulay de la Meurthe (voir Boulay de la Meurthe, George, Henri), décoré de Juillet, lieutenant-colonel de la XIe légion de la garde nationale. Suivait l’apostille suivante : « Je, soussigné, déclare que le 29 juillet, immédiatement après la prise des Tuileries, j’ai vu dans le jardin MM. Peisse (sic) et Barré, les armes à la main, au milieu d’un groupe de patriotes et qu’il est à ma connaissance personnelle qu’ils ont pris une part active aux événements de Juillet. » Signé : Marchand, E. (voir Marchand, Célestin, Eugène), décoré de Juillet, capitaine du 1er bataillon de la XIe légion de la garde nationale. Il est l’auteur d’un Projet de translation de l’Hôtel-Dieu et de continuation des quais Saint-Michel et du Marché-Neuf, seize pages et deux plans, Paris, Everat, 1837. Il demeurait 12, rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Barré, Eugène, Pierre, Louis.