Peltier ou Pelletier, Louis, Michel
Biographie
Né vers 1800 à Paris (ancien) IXe arrondissement. Marinier ou ouvrier sur le port de La Rapée. Il s’illustra à l’Hôtel de ville et au Louvre. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il sollicita la Croix de Juillet, en récompense de sa participation aux combats. Au cours d’une audience, le 8 septembre 1831, le ministre de l’Intérieur, président du Conseil, lui promit cette décoration, lui affirmant qu’il recevrait une réponse favorable sous trois jours. Le 22 du même mois, Peltier rappelait sa promesse au président du Conseil et s’enquérait de l’avancement de sa demande. Quelques jours plus tard, il sollicitait qu’on lui retournât les certificats qu’il avait joints à sa demande. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu M. Pelletier, Michel, Louis (sic) sous la voûte de la grille du pont des Arts au Louvre dans les trois jours de juillet 1830 et étant armé. » Signé, le 3 août 1831 : Joron, demeurant chez le concierge du Louvre. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés déclarent et se font un devoir sur l’honneur de rendre justice au sieur Louis, Michel Peltier (sic), ouvrier sur le port de La Rapée, domicilié rue de Bercy n° 27, quartier des Quinze-Vingts. Il est à notre connaissance que le 28 il s’est réuni à nous à l’Hôtel de ville pour repousser l’attaque de l’ennemi, que par son zèle et son dévouement il a contribué au désarmement des cuirassiers, au Louvre il a fait éprouvé aux Suisses la valeur de son bras et l’usage de son arme. Plusieurs ont cédé à son intrépidité. Il est aussi à notre connaissance qu’il a montré un courage et un dévouement sans borne et qu’il a repoussé et abattu grand nombre d’assaillants au coin de la rue de Rohan. Au Châtelet, il a désarmé un garde royal malgré grand nombre d’assaillants qui voulaient s’y opposer. Le 28 et 29, il s’est porté sur tous les points et a déployé le même zèle et le même dévouement. Son exemple n’a pas peu contribué à ranimer le courage abattu. C’est une justice que nous nous plaisons à lui rendre. » Signé, en août 1831 : Cochot (voir Cochot, François, Prudent), décoré de Juillet, demeurant 17, rue de Bercy ; Cellier (voir Cellier, Edme, Nicolas), décoré de Juillet, demeurant 14, rue de la Contrescarpe, dans le faubourg Saint-Antoine ; Edelinne (voir Edéline, Claude, François ; il signe bien – à condition que ce soit lui qui signe – du nom d’Edelinne) ; Frétigny (voir Frétigny, Cyr, Auguste), décoré ; Petit, Armand (voir ce nom), décoré, demeurant 36, rue Traversière-Saint-Antoine ; Lefort (voir Lefort, Louis, François), médaillé de Juillet, inspecteur de police à la préfecture, demeurant 34, rue de Bercy ; Sénéca, A. (voir Sénéca, Achille, Henry), décoré de la croix ; Chavois (voir Chavois, Jean-Pierre ?), décoré demeurant 35, rue Vieille-du-Temple. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 27, rue de Bercy-Saint-Antoine en 1831. Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives de la préfecture de police AA 406 (aussi sous le nom de Pelletier, Michel, Louis). Faire le changement de nom ?