Perney, Antoine

Biographie


Né vers 1798 à Vesoul (Haute-Saône). Ancien militaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Pernay, Antoine sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et deux fois sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). En 1831, il était sapeur-mineur au 1er régiment du génie, sur les listes de la Commission des récompenses nationales. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Pour la première fois en 1847, il sollicita des secours ; « sans état, marié et père de famille », il était alors « dans une position peu heureuse ». La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Père d’un enfant valétudinaire […]. Les renseignements obtenus sur cet individu ne laissent rien à désirer. Il se trouve dans la gêne par suite de l’état de maladie de son fils. » Il fit une nouvelle demande en 1852, précisant qu’il était un ami de l’ordre et du travail et qu’il n’avait manqué, comme garde national à la 3e compagnie du 2e bataillon de la Ire légion, aucune prise d’armes depuis la révolution de Février. En 1852, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il a de très bons antécédents. Il est sans charge et n’a que le produit de son emploi pour toutes ressources. Il est recommandable sous tous les rapports. Il a pris part à la répression de l’insurrection de juin 1848, comme garde national. Il a un dévouement sans bornes à la cause du gouvernement. Il est tout à fait digne d’intérêt. » Il reçut cinquante francs de secours en 1852. Il demeurait à Belleville (mais caserné à Belleville in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) en 1831 ; il était concierge du 37, rue Neuve-des-Mathurins de 1832 à 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 (sous le nom de Pernay), idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 (sous le nom de Pernay) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 .

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