Perot, Jacques
Biographie
Né le 8 septembre 1798 (le 8 septembre 1797 in Archives nationales F/1dIII/39) à Desilette (Nord) (ou le 8 septembre 1791 à Dessiter dans la Meuse sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3). Conducteur de diligences. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Perrot (sic), pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, s’est comporté avec honneur et distinction et n’a cessé de donner l’exemple du courage à ses concitoyens ; ce qui nous a fait le choisir pour notre chef, honneur dont il s’est montré digne par l’ordre avec lequel il a su pourvoir à tous nos besoins. Il est encore à notre connaissance que le jour même où le duc d’Orléans fut nommé lieutenant-général du royaume, M. Perrot l’accompagna avec sa nombreuse troupe depuis l’Hôtel de ville jusqu’au Palais-Royal, où, après une conférence sur les besoins des braves défenseurs qu’il commandait, il lui a été remis chez le prince une lettre signée du colonel Gaspard Thierry pour remettre au général Gérard et qu’il nous fût distribué immédiatement après le vin et les vivres par le commandant Roup et la colonne Laboulaye de l’état-major provisoire place du Carrousel. Qu’ayant pris possession du poste de l’hôtel d’Elbeuf, place du Carrousel, que nous avons conservé jusqu’à l’époque où nous avons été réunis au 1er régiment des volontaires de la Charte, M. Perrot ne cessa de nous faire distribuer des vivres par les soins de M. Ravenel, rue de Verneuil. » Signé le 6 août 1830, seize signatures des officiers de différents grades. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je certifie avoir visé plusieurs bons de subsistance les 29, 30, 31 juillet et 1er août pour le poste du Carrousel, alors commandé par M. Petit. » Le sous-intendant militaire, Ravenel ; Casrellis illisible, ancien secrétaire général de préfecture, employé dans le domaine du roi, certifiait avoir été témoin d’une partie des faits rapportés. Le troisième certificat était ainsi rédigé : « Je, soussigné, colonel commandant le poste du Palais-Royal le 29 juillet, officier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre royal de Saint-Louis, atteste l’exactitude des faits cités d’autre part. Je déclare en outre que j’ai chargé M. Perrot de se rendre près le général Gerard, commandant les troupes, à l’effet de faire distribuer des vivres aux hommes commandés par M. Perrot, ce qu’il a fait avec honneur. » Le quatrième, ainsi rédigé : « Je certifie m’être trouvé chez M. le duc d’Orléans le jour il a été nommé lieutenant-général du royaume et avoir vu le sieur Perrot faire, ainsi que moi, partie de son escorte de l’Hôtel de ville à son palais. » Signé Bardoux, sergent de la IXe légion de la garde nationale de Paris. Le cinquième, ainsi rédigé : « Le trésorier du 1er régiment des volontaires de la charte certifie le présent sincère et véritable d’après les contrôles du corps. » Signé Descarpentier. Le sixième, ainsi rédigé : « Je certifie que pendant que M. le général Gerard avait son quartier place du Carrousel, M. Perrot est venu demander des vivres pour les troupes qu’il commandait et que je les lui ai fait délivrer sur un ordre de M. le général Fabvier, chef de l’état-major de M. le maréchal. » Signé : Roup, chef de bataillon, aide-de-camp du maréchal. Le septième, ainsi rédigé :« Je certifie que le sieur Perrot, commandant des faubouriens, a montré beaucoup de zèle et a, par ses efforts, maintenu l’ordre dans sa troupe ; il a été souvent envoyé en patrouille pendant le temps que le maréchal Gerard avait son quartier général au Carrousel et a bien servi depuis le 30 juillet. » Signé le colonel de Laboulaye, aide de camp du maréchal Gerard. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Dans un certificat que délivra, le 5 mai 1831, Couran, J.-C., médecin, demeurant 69, rue Saint-Lazare, en faveur de Lamarque, Marcelin, Michel (voir ce nom), on trouve quelques indications concernant Perot ; ce certificat était ainsi rédigé : « Je déclare que pendant les mémorables journées de juillet dernier, prodiguant des soins à plusieurs blessés de la compagnie que commandait M. Perot, chef de bataillon, lors de la prise du poste du Carrousel (dit hôtel d’Elbeuf), j’ai remarqué d’une manière particulière le dévouement et la bravoure de M. Marcelin Lamarque. » Sa médaille lui fut délivrée le 21 juillet, et son brevet le 29 novembre 1831. Il sollicita des secours en 1844 : « Ayant éprouvé des malheurs, ayant été brûlé et ayant perdu vingt-huit chevaux, ma position est devenue de plus en plus malheureuse et j’ai toutes les peines du monde à vivre », expliquait-il. Il était marié en 1830. Il demeurait 14, rue d’Orléans-Saint-Honoré en 1830 ; 11, rue du Petit-Carreau en 1831 ; il dit demeurer 25, rue Saint-Paul, mais la police le dit inconnu à cette adresse et dans les environs en 1844. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lamarque, Marcelin, Michel.