Pérot, Louis, Nicolas

Biographie


Né le 1er mars 1802 à Uzay-le-Venon (Cher). Crieur de papiers publics en juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac ; il paya, le 7 juin 1833 et à O’Reilly, la somme de quatre-vingt-cinq centimes à cette dernière Commission au moment de sa liquidation. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés certifient que le sieur Pérot, Louis, Nicolas, natif d’Uzay, département du Cher, crieur de papiers publics, demeurant à Paris, rue de la Vieille-Draperie n° 12, s’est montré dans les journées de juillet 1830, en venant de La Villette le 28 au soir il a assisté à la prise de l’Hôtel de ville. Il a pareillement pris part à la prise du Louvre et des Tuileries. Le 29 environ à midi il a escorté jusqu’à illisible rue des Prêtres une petite cassette provenant des Tuileries, destinée à être transférée à l’Hôtel de ville. De là, retourné au château […]. » Signé, le 17 octobre 1831 : Carrette (voir Carrette, Louis), marchand colporteur, demeurant 5, rue de la Lanterne ; Cerdon, « combattant de Juillet », demeurant 1, rue du Plâtre-Saint-Jacques ; Delavarde, demeurant 9, rue du Plâtre ; Suberbie (voir Suberbie, Mathieu ?). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés certifient que le sieur Pérot, Louis, Nicolas, natif d’Uzay, département du Cher, crieur de papiers publics, demeurant à Paris, rue de la Vieille-Draperie n° 12, s’est montré dans les journées de juillet 1830, en venant de La Villette le 28 au soir il a assisté à la prise de l’Hôtel de ville. Il a pareillement pris part à la prise du Louvre et des Tuileries. Le 29 à midi. Etant malheureux dans ce moment, il espère prendre part aux gratifications nationales. » Signé, le 15 octobre 1831 : Carrette (voir Carrette, Louis), marchand colporteur, demeurant 5, rue de la Lanterne ; Pillon, Edmond (voir ce nom), combattant de Juillet, demeurant 8, rue du Cherche-Midi ; Lemonnier, demeurant 130, rue Saint-Jacques ; Delavarde, marchand de vin, demeurant 9, rue du Plâtre ; Chedeville, combattant de Juillet, demeurant 17, rue de la Vieille-Draperie ; Robinot, Antoine, garçon traiteur, demeurant 9, rue de la Sonnerie. Il avait signé, le 17 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Carrette, Louis, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés certifient que le sieur Carrette, Louis […] s’est montré dans les journées de juillet 1830 ; le 28, a assisté aux barricades du pont Notre-Dame et du quai Pelletier. Le 29 à midi, a pris part à la prise du Louvre. Le dénommé espère prendre part aux gratifications nationales. » Il avait signé, le 15 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Pillon, Edmond, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés certifient que le sieur Edmond Pillion, natif de Valenciennes, département du Nord, demeurant à Paris, rue du Cherche-Midi, n° 8, s’est montré dans les journées de juillet 1830, en venant de Saint-Denis, où il travaillait, prendre part au combat ; qu’il a assisté à la prise du Louvre, pris du service dans le régiment de la Charte, auquel il appartint quelque temps, qu’il a quitté ce corps n’ayant pas l’âge voulu par la loi, pour venir rejoindre sa mère, qui se trouve après avoir éprouvé de grands malheurs dans l’infortune. » En 1848, il était propriétaire ou marchand de vins et liquoriste et déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 25 mars 1848, la lettre suivante à cette Commission : « Le soussigné vient vous exposer qu’il a combattu en juillet 1830 pour ce qu’il croyait être la liberté, que deux certificats, dont un légalisé par l’autorité, attestent qu’il s’est trouvé à la prise des Tuileries, qu’il a escorté une cassette contenant des valeurs, trouvée aussi à la prise de l’Hôtel de ville. Vous comprenez, citoyens, que s’il n’a pas rencontré la mort ou des blessures, il y était exposé. Il vous prie également d’observer qu’immédiatement après la révolution de Juillet il faisait partie de la Société des combattants qui s’étaient unis pour réclamer une récompense quelconque qu’ils regardaient comme un droit et que cette société a été violemment dissoute, que les sergents de ville ont fait main basse sur nous et qu’on a mis dans les prisons tous ceux qu’on a pu saisir. Le soussigné ajoute que dans cette dernière révolution, il habitait Vesdin près Saint-Amand, département du Cher ; il fit tout ce qu’un bon patriote éloigné du lieu du combat pouvait faire ! Le 5 mars, voyant que l’autorité municipale, soit mauvaise volonté soir indifférence, restait dans l’inaction, il fit prendre un peuplier dans son bien, fit planter l’arbre de la liberté sur la place et arborer le drapeau tricolore de la république, aux cris d’enthousiasme de la foule […]. » Il joignait à sa demande, en plus des deux certificats qu’il avait déjà fournis à la Commission des Réclamants, le certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de la commune de Vesdun (Cher), certifions à tous qu’il appartiendra que le citoyen Pérot, Louis, Nicolas, propriétaire à Vesdun et avantageusement connu pour ses opinions républicaines est le premier de notre commune qui ait eu l’idée de planter l’arbre de la liberté sur la place de Vesdu, que l’arbre a été pris sur sa propriété et que le drapeau aux couleurs nationales, portant cette inscription République française a été aussi fourni par lui. Nous attestons en outre que le citoyen Pérot a ranimé l’esprit de toute la population présente à cette inauguration par son enthousiasme bien prononcé répété mille fois par les cris de Vive la république ! Vive la liberté ! En foi que quoi avons signé la présente attestation. Cette inauguration a eu lieu le 5 mars 1848 et c’est le premier arbre de la liberté qui ait été planté dans tout le canton. » Signé, à Vesdun, le 5 mars 1848 : Bouilhau, juge de paix ; Bouilhau-Duvernay ; Bonnefond, Ch., percepteur ; Dusseaux, C., négociant ; Bourian ; Vallanchon, propriétaire ; Vallanchon, adjoint ; Vallanchon, greffier ; Meillet, notaire ; Demont, premier clerc de notaire ; Lamaudière, huissier ; Bigouret, instituteur ; Chapelard ; Durand, conseiller ; Lamaudière, Auguste ; Cossin ; Guillemain ; Rochet, J., curé de Vesdun ; Durand fils ; Tatère ; Coffin ; Charpentier ; Demay ; Pommier ; Dubaud. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de deux fils, âgés de vingt-quatre et dix-huit ans en 1848. Il demeurait 12, rue de la Vieille-Draperie en juillet 1830 ; 13, rue des Trois-Portes en 1848. Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Carrette, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 407, idem AA 408 in dossier Pillon, Edmond. Il y a in F/15/4240 in dossier Hotelin, Georges, Hilaire, un Pérot, fruitier, demeurant 12, rue de la Vieille-Draperie, qui signa, le 22 août 1830, le certificat suivant en faveur de Hotelin, Georges, Hilaire : « Je, soussigné, certifie avoir vu le sieur Hautelin (sic), le 29 juillet, se battre à la prise du Louvre, avec un fusil, a foncé à la première entrée du Louvre et revenu, conduisant un garde royal de sous son bras. »

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.