Perrier, Joseph

Biographie


Le Constitutionnel, en date du 7 août 1830, rapportait : « Au ministère des Affaires étrangères, un certain nombre de soldats désarmés, mais qui avaient combattu contre nous avec fureur, se trouvaient assaillis par un grand nombre de citoyens échauffés par la perte de leurs frères immolés à leurs côtés. Les cris de grâce ! des vaincus, la trop juste colère des vainqueurs, excitaient la plus grande fermentation. M. Garnier Pérille, de Joigny, s’élance au milieu du groupe, au milieu des coups qui se portaient, et, par sa fermeté, par la véhémence de ses observations, il fait cesser le tumulte et arrête la fureur des assaillants. Mais c’est surtout M. Joseph Perrier, le digne frère de M. Casimir Perrier, qui déployant le plus ardent courage, la plus admirable fermeté, est parvenu à délivrer les militaires dont la perte était certaine. Ainsi, le 31 juillet, deux membres de la même famille, à des heures différentes da la journée, ont sauvé la vie aux mêmes hommes. » Dans le récit qu’il fit de sa participation aux combats de la révolution de Juillet, Boulin, Dominique, François (voir ce nom) rapportait quant à lui sur les mensonges qu’était prêt à faire Joseph Perier pour éviter de compromettre les députés présents à Paris : « Mardi [27 juillet, N.D.A.] sur le bruit que les députés présents à Paris devaient se constituer et tenir séance chez M. Casimir Perier [ce qui était parfaitement exact, N.D.A.], trois de mes amis, MM. Boujoux (?), Beauperthuis, Clerc et moi, nous nous sommes rendus chez cet honorable député pour lui offrir les services des Ecoles de médecine et de Droit et l’assurer de notre dévouement à la cause constitutionnelle. M. Joseph Perier nous reçut et nous affirma qu’aucune réunion n’avait lieu chez son frère. D’après ses sages conseils, nous retournâmes à l’Ecole de médecine et nous eûmes le bonheur de dissuader les élèves déjà en marche de courir à des périls certains et inutiles, dépourvus d’armes. » Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862, tome deuxième (1823-1831), Paris, Plon, 1895, p. 252.

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