Perrier, Julien
Biographie
Né vers 1797 à Paris (ancien) XIIe arrondissement. Il fut détenu en 1829, pour raison politique. Imprimeur. Il s’illustra à la Grève et au Louvre. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet, expliquant, par une lettre en date du 3 septembre 1831 : « J’ai l’honneur de vous représenter que je me suis présenté plusieurs fois à la Commission, rue du Mont-Blanc, pour réclamer les pièces qui attestent comme quoi j’ai combattu dans les glorieuses journées de Juillet, sans en pouvoir obtenir la remise. J’ai le chagrin de me voir, par la perte de ces pièces, privé de la décoration qui honore tout vrai patriote. Je suis si sensible à cette perte que je vous supplie, M. le président, d’avoir la bonté de me porter sur la liste des personnes réclamant la décoration. Je joins à ma supplique un certificat d’une partie des hommes avec qui j’ai combattu. » Le certificat qu’il joignait était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le sieur Julien Perrier, imprimeur, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Saint-Jacques n° 10, a combattu avec nous à l’Hôtel de ville et au Louvre et qu’il a fortement contribué à faire rentrer dans l’ordre les prisonniers de l’hôpital du Val-de-Grâce, qui étaient déjà parvenus à désarmer un homme du poste. » Signé, le 3 septembre 1831 : Pandellé (voir Pandellé, Joseph), demeurant 97, rue Saint-Jacques ; Carteron aîné (voir Carteron, Jean, Joachim, Antoine), demeurant 21, rue de la Harpe ; Carteron (voir Cartron, André, Marie), demeurant 10, cul-de-sac Clopin ; Chatelain (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), demeurant 21, rue Traversine ; Izembert, qui précisait : « Je certifie que le sieur Perrier a été un des premiers à me porter secours lorsque j’étais aux prises au Val-de-Grâce avec un des prisonniers lorsqu’il voulait s’évader. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. En 1831, il était marié, père de trois enfants et avait sa mère à charge. Il fut détenu en 1832 et en 184… pour rébellion avec effusion de sang et attentat contre le gouvernement. En 1848, il était veuf et père de trois enfants. Il demeurait 10, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1831 ; 71, bd du Montparnasse en 1848. Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 2e catégorie, pensions ; Archives de la préfecture de police AA 407.