Petit, Léon, Gustave

Biographie


Né le 5 août 1809 à Nantes. Commis négociant. Il se distingua dans les combats de la place Louis XVI à Nantes et y fut blessé de six coups de feu, dont trois balles à l’avant-bras gauche, une à la partie postérieure et droite de la tête, une dans la partie antérieure et moyenne de la poitrine et la sixième au côté droit de la tête. Il sollicita une sous-lieutenance dans la cavalerie. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Il fut proposé pour recevoir une sous-lieutenance dans la cavalerie par la Commission des récompenses nationales de la ville de Nantes. Il fit partie (avec Grignon-Dumoulin aîné, Jean de Hersant, Bernard et Hyrvoix ) de la députation des blessés nantais, qui furent désignés par les autres blessés, le 12 septembre 1830, pour, sous la présidence de Grigon-Dumoulin, féliciter Louis-Philippe de son avènement au trône et lui formuler des vœux de « voir enfin succéder l’ordre légal au régime arbitraire et despotique » « Le 14, au soir, relatait cette députation, nous quittions Nantes, et le 17 à midi nous étions à Paris, après avoir recueilli sur notre route les marques nombreuses d’approbation de la part des populations au milieu desquelles nous passâmes. Partout nous fûmes accueillis par ce cri de ralliement de nos immortelles journées de juillet : vive la Charte ! vive la Liberté !… » Arrivée à Paris, la députation fut d’abord reçue par Lafayette puis par Benjamin Constant. Elle eut à souffrir de nombreuses entraves qui lui furent faites pour l’empêcher d’être présentée au roi, et ne le rencontra finalement que le 22, en même temps que les autres députations de la ville de Nantes, celles de la mairie, de la garde nationale, de la chambre de commerce, et du tribunal de commerce. Toutes les députations furent présentées au roi, revêtu de son uniforme de colonel de la garde nationale et entouré de la reine et des princes. Le roi adressa « à M. Léon Petit, au sujet de sa blessure, des paroles pleines de bonté et d’intérêt, avec une expression qui laisse apercevoir toute la sensibilité de son cœur ». Le soir, seul Grigon-Dumoulin, comme président de la députation, fut invité à dîner à la table du roi. La députation fut de retour à Nantes le 28 septembre et rendit compte à ses mandants de son séjour à Paris. Il signa, le 10 septembre 1830 et avec Sirat (voir Sirat, Pierre, François) et Vallée (voir Vallée, Henry, René ?), le certificat suivante en faveur de Catheaugrue, Frédéric, Julien : « Les soussignés certifient qu’il est à leur connaissance que M. Catheaugrue aîné, blessé en cette ville le 30 juillet dernier, a soudain procuré à divers de nous des armes, tant des siennes que celles dont divers habitants ne faisaient pas usage et que par la grande confiance dans l’usage qu’ils en voulaient faire il les leur a confiées. Qu’à ce moyen et celui des cartouches faites inopinément par lui et chez lui, nous avons été à même de seconder les efforts faits pour reconquérir la liberté de la France, devenue la nôtre. » Il délivra, le 7 décembre 1830, en faveur de Rissel, Auguste et avec Bodet-Lacroix, Louis (voir ce nom), Cabanne, Jean-René (voir ce nom), Mermier (voir Mermier, Pierre, Balthazard), Cholet (voir Cholet, Vincent) et Catheaugrue (voir Catheaugrue aîné). le certificat suivant quand il sollicita une sous-lieutenance dans la cavalerie : « Nous, soussignés, citoyens blessés et présents à l’affaire du 30 juillet, certifions avoir vu M. Auguste Rissel dans nos rangs et qu’il a assisté au combat qui a eu lieu sur la place Louis-XVI, maintenant place des Martyrs, entre les jeunes gens et les soldats du 10e. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent certificat. » Au mois d’octobre 1830, son père sollicitait pour lui la décoration de la Légion d’honneur, auprès du lieutenant-général commandant la 12e division militaire. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 8, rue Clisson à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Rapport de la députation des blessés nantais, du 17 octobre 1830, Grignon-Dumoulin, président, 1830, imprimerie de Mellinet ; Rapport de la députation des blessés nantais, du 17 octobre 1830, Grignon-Dumoulin, président, 1830, imprimerie de Mellinet ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831 ; Nantes en 1830 et les journées de Juillet, Giraud-Mangin, in Revue d’histoire moderne et contemporaine, année 1931, p. 465 ; Archives nationales F/1dIII/33 état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/80, dossier Loire-Inférieure ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/1dIV/P/5 Récompenses honorifiques ; Journal militaire officiel, année 1831, premier semestre, Paris, Anselin, 1831, p. 568.

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